Généralitées sur l’ Iran

 

Généralité sur l’Iran

                                                                                                


 

Langue officielle : Persan

Capitale : Téhéran  55°30’5N, 37°20’3E

Forme de l’État : République islamique

Superficie : Totale  1 648195  km²

Population : Totale (2006) 68 688 433 hab.  Densité   40 hab./km² 9 ( 2006)

Dates :1ere révolution  1906 / 2eme révolution  1er avril 1979

Pays limitrophes : Pakistan /Turquie / Afghanistan / Turkménistan /Irak/Azerbaïdjan/   Arménie

 

Origine du nom

Pendant la dynastie Achéménide (550-330 av. J.-C.), les Iraniens appelaient leurs territoires Parsa du nom du royaume de Cyrus le Grand, qui appartenait à la tribu perse, et qu’on retrouve encore aujourd’hui sous la forme de Fars ou Pars, correspondant au nom de cette province d’Iran. Cependant, la totalité de l’État était alors appelée Aryanam. Ce mot est apparenté au terme Aryen, qui signifie noble1. À l’époque Parthe (248 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.) Aryanam a été modifié en Aryan pour évoluer vers Iranshar et Iran à l’époque Sassanide.

Les grecs utilisaient les termes Aryana et Persis pour désigner la région qui est aujourd’hui connue comme le plateau iranien. Le terme est passé au latin pour devenir Persia, puis en français Perse, terme qui est encore très utilisé dans les pays occidentaux et qui provoque une confusion avec la province du Fars.

Au XXe siècle, une dispute entre intellectuels éclate pour savoir quel devrait être le nom correct du pays. Le 21 mars 1935, jour de Noruz, Reza Shah Pahlavi publie un décret demandant à toutes les relations étrangères du pays de le désigner sous le nom d’Iran dans leur correspondance officielle, en accord avec le fait que Perse est un terme utilisé pour un pays appelé Iran en persan.

En 1979, la révolution iranienne a abouti à la création de la République islamique d’Iran, mais les termes Perse et Iran sont toujours largement utilisés

 

Géographie administrative

L’Iran est subdivisé en 30 provinces : Les provinces (en persan : استان, Ostān) sont gouvernées par une ville centrale, généralement la plus grande ville de la province. Le gouverneur de province (en persan : استاندار, Ostāndār) est nommé par le ministre de l’Intérieur.

Depuis 2004, la province du Khorassan est divisée en trois provinces, augmentant le nombre des provinces de 28 à 30.

Chaque province (Ostān) est divisée en départements (Shahrestān), eux-mêmes divisés en cantons (Bakhsh), qui regroupent une dizaine de villes (Shahr). Les villages (dehestān) sont la plus petite unité administrative ; ils sont rattachés aux villes. La structure administrative de l’Iran change très régulièrement. En 2005, l’Iran comptait 324 départements, 865 cantons, 982 villes et 2378 villages.

 

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d’habitants.

La démographie iranienne a été complètement bouleversée au cours du XXe siècle. La population est estimée à 70 millions en 2006 alors qu’elle était de 10 millions au début du siècle précédent. Cependant, il apparaît que l’Iran a récemment maîtrisé son très fort taux de fécondité grâce à un planning familial efficace, passant de 5 enfants par femme en âge de procréer à la fin des années 1970 à 1,82 aujourd’hui. Toutefois, la population continue à croître à rythme élevé (1% par an): en effet, de la faible proportion de personnes âgées — 5 % de la population a 65 ans et plus — résulte un faible taux de mortalité (5,5‰); la forte proportion de personnes en âge de procréer explique le taux de natalité soutenu (17‰)3. À terme, le vieillissement de la population devrait tendre à faire baisser la natalité, de sorte que la population se stabiliserait au-dessus de 80 millions d’habitants en 2050. Le solde migratoire est faible (-0,5‰)

La répartition géographique de la population a aussi connu un bouleversement : les urbains formaient environ 10 % de la population iranienne au début du XXe siècle, ils sont 67 % en 2006. L’urbanisation est continue : le taux de croissance démographique des villes est de 1,8 % par an tandis que les zones rurales perdent annuellement 0,7 % de leur population23.

Le taux d’alphabétisation est de 80 % chez les plus de 15 ans. La durée moyenne de scolarisation est de 12 ans.

 

Migration

La position géographique de l’Iran, sa démographie et sa situation économique en font à la fois un pays d’origine, de transit et de destinations pour les migrants. Bien que le pays accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, il est aussi un pays d’émigration et d’immigration.

L’Iran compte près d’un million de réfugiés, la plupart originaires d’Afghanistan et d’Irak. En 2001, le nombre de réfugiés afghans en Iran était de 3 809 600, et le nombre de réfugiés irakiens de 530 10027. Cet afflux de réfugiés a lieu depuis le tout début des années 1980, causé par les guerres qui ont eu lieu aux frontières de l’Iran (en Afghanistan à partir de 1980), ou par des décisions prises par les pays voisins (la décision de Saddam Hussein d’expulser des irakiens d’origine iranienne vers l’Iran entre 1980 et 1981).

La politique officielle du gouvernement vise à rapatrier ces réfugiés et près de 2 millions l’ont été, pour une bonne part en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La diaspora iranienne est estimée à environ 4 millions de personnes qui ont émigré en Amérique du Nord, en Europe de l’ouest et en Amérique du Sud, la plupart après la révolution de 1979. Le solde migratoire actuel est négatif, et correspond au départ d’environ 40 000 personnes par an3. Les facteurs des migrations au départ de l’Iran peuvent être multiples : instabilité économique de l’Iran, , niveau d’éducation, présence de famille dans le pays hôte, montant du salaire et taux de chômage. Cependant, il faut signaler que les données précises sur les phénomènes de migration en Iran ne sont pas toutes disponibles, il est donc difficile d’apprécier l’étendue du phénomène.

 

 

Peuples iraniens

Les peuples iraniens (ou peuples iraniques) sont un groupe qui se définit premièrement selon son usage des langues iraniennes en addition d’autres traits.

Les peuples iraniens vivent principalement dans le Moyen-Orient, en Asie centrale, et dans le Caucase ainsi que dans une partie de l’Asie du Sud. Ils parlent différentes langues iraniennes, qui étaient utilisées dans une zone géographique bien plus large qu’aujourd’hui, dans toute l’Eurasie, des Balkans jusqu’à l’Ouest de la Chine. Comme les peuples iraniens ne sont pas confinés dans les limites de l’État d’Iran, le terme de peuple iraniques est parfois utilisé pour éviter la confusion avec les citoyens de l’Iran moderne.

Étymologie et usage

Le terme Iranien est dérivé du terme étymologique Iran (lit. Terre des Aryens). On pense que le terme proto-indo-iranien Arya fait référence à une série de dénominations utilisées par les Aryens, une branche des Proto-Indo-Européens, pour se démarquer par leur noblesse (le terme Aryen semble avoir pour sens « noble »), au moins dans les zones peuplées par des Aryens ayant migré vers le Sud de l’Asie centrale et le Sud de la Russie. Leur territoire d’origine est désigné par le terme Ariana et varie dans sa zone couverte de la simple province de Fars (d’après Eratosthène) ou du territoire autour d’Herat (selon Pline) jusqu’à englober la totalité du plateau iranien (point de vue du géographe grec Strabon).D’un point de vue linguistique, le terme iranien ou peuples iraniens est proche, dans son emploi, du terme germanique, par exemple, qui inclut différents peuples qui partagent des langues germaniques telles que le germain,l’anglais, ou le hollandais. Ainsi, les peuples iraniens n’incluent-ils pas seulement les Perses ou les Tadjiks d’Iran, d’Afghanistan, et du Tadjikistan, mais aussi les Pachtounes, Kurdes, Ossètes, Baloutches, et d’autres minorités. L’usage académique du terme iranien ou peuples iraniens est distinct de l’État d’Iran et de ses citoyens qui sont tous Iraniens de nationalité (et se considèrent ainsi comme Iraniens), mais pas nécessairement comme « peuples iraniens » en conséquence de leur ignorance de la langue iranienne et souvent de l’obscurité de leurs liens avec d’anciennes tribus iraniennes.

Racine et classification

La langue iranienne forme une ramification des langues dites Indo iraniennes, qui sont une branche de la famille des langues indo-européennes. La souche des peuples iraniens est un groupe connu spécialement sous le nom de « Proto Iraniens », qui sont eux-mêmes une branche des Indo-iraniens qui s’est divisée, l’une vers l’Asie centrale, l’autre, vers l’Afghanistan autour du XIXe siècle avant notre ère, dont on a trace dans le complexe archéologique de Bactrie-Margiane. La zone entre le Nord de l’Afghanistan et la mer d’Aral est supposée être la région d’où les Proto Iraniens ont émergé pour la première fois, suivant la séparation indo-iranienne. Les tribus saka (scythes) stagnèrent principalement dans le Nord et se répartirent aussi bien vers l’Ouest que dans les Balkans, l’Est, et la région du Xinjiang. Les ramifications postérieures reliées aux Scythes incluent les Sarmates disparus à la suite des invasions slaves notamment en Russie méridionale, Ukraine, et dans les Balkans, vraisemblablement assimilés par d’autres tribus.

Des écrits les plus vieux, on n’a retrouvé que des références limitées des anciens Assyriens et Babyloniens, concernant ces premiers envahisseurs Proto Iraniens. Deux de ces premières ramifications des Proto Iraniens sont connues : l’Avestique parlé en Afghanistan et le vieux-perse parlé dans le Sud de l’Iran. L’Avestique et les textes reconnus comme tel sont liés à Zoroastre, le fondateur du zoroastrisme, tandis que le vieux-perse se révèle avoir été établi par écrit à la suite de l’adoption de l’écriture cunéiforme, apprise des Sumériens..

C’est à partir de vieilles inscriptions que l’on entend parler pour la première fois, venant d’une tribu iranienne, de leur lignée « aryenne ». Ainsi, la déclaration de Darius, connue sous le nom « d’inscription de Behistun « , proclamait qu’il était de lignée aryenne, et que sa langue, écrite en cunéiforme, était une langue aryenne (et ceci lie les langues iraniennes à l’utilisation du terme Arya, dans les premiers textes indo-aryens). Trois langues officielles sont reconnues des anciens Perses : l’élamite, le babylonien, et le vieux-persan, signe d’une société multiculturelle . On ne sait pas dans quelle mesure d’autres tribus proto-iraniennes se considèrent comme des peuples aryens, ou si ce terme a la même signification dans d’autres langues iraniennes. Alors que les tribus iraniennes du Sud sont mieux connues à travers leurs pendants modernes, les tribus restées pour majeure partie dans l’étendue eurasienne sont essentiellement connues pour leurs rapports avec les Grecs anciens aussi bien que par les recherches archéologiques.Hérodote fait référence à une peuplade nomade qu’il suppose être des Scythes, et qui aurait migré vers ce qui est aujourd’hui le Sud de la Russie. Il est certain que ces Scythes ont été conquis par leur cousins de l’Est, les Sarmates, considérés par Strabon comme étant la tribu dominante contrôlant les steppes du Sud de la Russie au premier millénaire avant JC. Ces Sarmates étaient aussi connus des Romains, qui avaient conquis leurs tribus des Balkans, et avaient de là envoyé des auxiliaires de ces mêmes tribus, incorporés dans la légion romaine, vers des territoires aussi éloignés que la Bretagne romaine. On identifie aussi certaines de ces tribus comme les Amazones des légendes grecques, des femmes guerrières vivant suivant un système matriarcal dans lequel hommes et femmes prenaient part à la guerre, et dont l’existence est aujourd’hui appuyée par de récentes découvertes archéologiques et génétiques. Les Sarmates de l’Est devinrent les Alains dont la dispersion s’étend jusqu’à l’Europe de l’Ouest et l’Afriquedu Nord, alors qu’ils se joignirent aux Vandales germains durant leur migration. On pense que les Ossètes modernes sont les descendants directs des Alains étant donné que le reste de ce peuple a disparu à la suite des invasions germaniques, hunniques, et finalement slaves. Quelques une des tribus dites « saka (scythes) » de l’Asie centrale se déplacèrent plus tard vers le Sud et envahirent le plateau iranien et le Nord de l’Inde. les Parthes, issus d’une dynastie qui gouverna la Perse durant les premiers siècles de l’ère Chrétienne, devenaient les plus grands adversaires de l’empire romain à l’Est. On peut conjecturer que beaucoup de tribus iraniennes, Khwarizmiens, Massagètes et Sogdiens inclus, furent soit assimilées soit repoussées d’Asie centrale par les migrations turques en provenance de Sibérie.

Histoire

Ayant pour ascendants les Aryens (Proto-Indo-Iraniens), les anciens Iraniens se sont séparés des Nurestani et des Dardes, des peuples indo-aryens, au début du IIe millénaire av. J.-C.. Ils peuplèrent le plateau iranien (par exemple, les Mèdes, les Perses, les Bactriens, et les Parthes), et au premier millénaire les steppes au nord de la mer Noire (par exemple, les Scythes, les Sarmates, et les Alains).

Les anciens Perses s’établirent dans la portion ouest du plateau iranien et ont manifestement échangé de manière considérable avec les Elamites et les Babyloniens, tandis que les Mèdes se sont mélangés à l’Ouest avec les peuples sémites locaux. Les restes de la langue mède et du vieux Perse montrent leurs racines proto-iraniennes communes, soulignés par les analyses de Strabon et d’Hérodote, révélant une similitude certaine avec les langues parlées par les Bactriens et les Sogdiens de l’Est. À la suite de la fondation de l’empire achéménide, la langue Perse se répandit jusqu’à la province de Fars et à d’autres régions de l’empire. Les dialectes modernes Farsi, Dari, et Tadjik descendent du vieux-persan.

L’impact principal de l’Avestique fut surtout religieux et liturgique, les premiers habitants de l’empire perse ayant adopté le zoroastrisme. Les autres peuples importants tels les Kurdes sont supposés être de souche iranienne, mélangés avec des peuples caucasiens comme les Hourrites, vus les quelques uniques aspects trouvés dans la langue kurde, reflétant ceux des langues caucasiennes. Les Iraniens orientaux contemporains les plus importants sont représentés par les Pashtouns ou Pachtounes, qui auraient pour origine le Sud de l’Afghanistan d’où ils commencèrent à se répandre jusqu’à Herat à l’Ouest, et l’Indus à l’Est. Le pashtoun a des similitudes avec le bactrien, et on pense que les deux langues sont originaires du centre de l’Iran. Le baloutche est lié à une tradition orale, en considération de sa migration depuis Aleppo (Alep, en Syrie) autour de l’an mille après JC, alors que les preuves linguistiques lient les Baloutches aux Kurdes et aux Zazaki. Les Ossètes modernes prétendent être les descendants des Alano-Sarmates, fait appuyé par leur langue, originaire du Nord de l’Iran, alors que leur culture les lie plutôt à leurs voisins caucasiens, les Kabardiens, les Circassiens et les Géorgiens. Différents peuples iraniens aujourd’hui éteints, incluant les Azéris, vivaient dans le Caucase oriental, alors que d’autres restèrent dans la région, ainsi que les Talyshs et les Tatis (et les Judéo-Tatis largement émigrés en Israël) dont retrouve la trace en Azerbaïdjan et au Daguestan.

Dans les temps anciens, la majorité des peuples du Sud de l’Iran adhérèrent au zoroastrisme, au bouddhisme (dans certaines parties de l’Afghanistan et de l’Asie centrale), au judaïsme et au christianisme (principalement parmi les Kurdes et les Perses vivant en Irak). Les Ossètes ont adopté le christianisme plus tardivement, l’orthodoxie russe devenant dominante à la suite de leur annexion par l’empire russe. D’autres ont préféré se tourner vers l’islam, suivant l’influence ottomane.

Au commencement du règne d’Omar en 634, les Arabes musulmans commencèrent la conquête du plateau iranien (voir Conquête islamique de la Perse). Ils conquirent l’empire Sassanide de Perse et annexèrent une partie de l’empire byzantin peuplée entre autre par des Kurdes. Finalement, les divers peuples iraniens furent convertis à l’Islam. Certains s’orienteront ensuite vers diverses sectes. Les Perses par exemple suivirent la secte chiite, la majorité des autres peuples d’Iran restant fidèles au sunnisme. Les identités évoluant, comme celles des peuples iraniens, beaucoup d’entre eux assimilèrent des cultures et des peuples étrangers.Plus tard, durant le deuxième millénaire, les peuples iraniens jouèrent un rôle proéminent durant la période de l’expansion de la foi islamique. Adversaire remarquable des croisés, Saladin était un Kurde ethnique, alors que les divers empires centrés en Iran (Safavide y compris) rétablissaient un dialecte moderne de Perse comme langue officielle parlée dans tout ce qui est aujourd’hui l’État d’Iran et les régions adjacentes de l’Asie centrale. L’influence iranienne s’étendit à l’empire ottoman où le persan était souvent parlé à la Cour, de même que dans l’empire moghol, s’étalant de l’Afghanistan à l’Inde. Tous les peuples iraniens majeurs réaffirmèrent leur utilisation des langues iraniennes après le déclin de la domination arabe, mais ne recommenceraient pas à former des identités nationales modernes avant le XIXe siècle et le début du XXe siècle (alors que les Allemands et les Italiens formaient eux aussi leur identité nationale).

 

Démographie de l’Iran

 

Selon les estimations, il y a 150 millions de locuteurs de langues iraniennes. Généralement, la plupart vivent en Iran, Afghanistan, Tadjikistan, Pakistan occidental, régions kurdes (parfois le Kurdistan) de Turquie, Iraq, Iran et Syrie, de même que dans certaines parties de l’Ouzbékistan (Particulièrement à Samarkand et Boukhara), et enfin, dans le Caucase (Ossétie et Azerbaïdjan). De petits groupes vivent aussi dans l’Ouest de la Chine, l’Inde et Israël.

La population d’Iran était estimée à 68 688 433 habitants en juillet 2006, dont plus du quart ont moins de 15 ans1. L’Iran est un pays ethniquement et linguistiquement très divers, avec des villes (telles que Téhéran) regroupant plusieurs ethnies.

70% des peuples d’Iran parlent des langues iraniennes1. Les groupes ethniques les plus importants de cette catégorie sont les Persans, les Kurdes, les Gilakis, les Mazandaranis, les Lors et les Baloutches. Le reste des peuples est principalement turcs, tels que les Azéris, les Turkmènes et les Qashqai, ainsi que des arabes du Khuzestan, des Arméniens et des Assyriens.

 

Iraniens à l’étranger

La communauté iranienne de Californie se concentre dans le quartier de Westwood et de Beverly Hills (8000 Irano-américains). Des centaines de milliers d’Iraniens4 sont arrivés dans cette région à partir de 1979. Aujourd’hui, le bassin de Los Angeles est surnommé «Tehrangeles». Depuis 2007, le maire de Beverly Hills, Jimmy Delshad, est d’origine iranienne.

Il existe également une diaspora iranienne en France.

Données démolinguistiques

 

En 2004  l’Iran comptait 68 688 433  d’habitants. La population est répartie de façon inégale sur le territoire, car certaines provinces sont plus densément peuplées que d’autres, notamment dans le Nord-Ouest. Ainsi, les trois provinces les plus densément peuplées sont Téhéran ( 645,8 hab./km²), Gilan ( 171,7 hab./km²) et Mazandaran (118,9 hab./km²). Suivent les provinces de Qom  (92,4 hab./km²), Hamadan (89,8 hab./km²), Golestan  (81,1 hab./km²), Azerbaijan occidental (78,8 hab./km²), Kermanshah  (77,5 hab./km²), Azerbaijan oriental (76,7 hab./km²), Qazvin (75,0 hab./km²) et Ardabil  ( 70,7 hab./km²). Les provinces du Sud sont beaucoup moins densément peuplées, surtout Khorasan du Sud (7,3 hab./km²) et Semnan (6,0 hab./km²). 

Précisons aussi que les provinces du Nord abritent la plupart des minorités nationales, notamment les Azéris, les Mazanderani, les Gilaki, les Arméniens, les Talish, les Turkmènes, etc. C’est donc dire que, d’une part, ces minorités sont nombreuses, d’autre part, qu’il existe une certaine cohabitation entre les groupes ethniques d’Iran. De plus, la majorité de la population iranienne réside dans les centres urbains où les ethnies sont mélangées, et le bilinguisme, une réalité très répandue en Iran, notamment dans les zones de contact linguistique.

 

Les Iraniens, pas des arabophones

De façon générale, les Occidentaux semblent mal connaître l’Iran, car ils le considèrent souvent comme «un pays arabe». Certes, l’Iran est un pays musulman du Proche-Orient, dont l’écriture est fondée sur l’alphabet arabe (plus précisément  »arabo-persan »). Toutefois, là s’arrêtent les ressemblances, car les Iraniens sont d’origine indo-européenne (comme la grande majorité des Occidentaux) et fiers de l’être! 

Contrairement à la croyance populaire, l’Iran n’est donc pas un pays arabophone mais iranophone (ou persanophone), puisque l’arabe n’est la langue maternelle que de 2 % de la population. Ainsi, plus de la moitié de la population iranienne (51 %) est d’origine persane, tandis qu’un tiers est turcophone (azéri, turkmène, karakalpak et khalaj). évidemment, comme la quasi-totalité des Iraniens est de confession musulmane (97 %), bien des Occidentaux croient que les Iraniens sont arabophones et confondent ainsi la religion musulmane et la langue arabe. Or, les musulmans ne sont pas tous arabophones, et les arabophones, pas tous musulmans. La grande majorité des Iraniens, soit 89 %, sont des musulmans chiites pour 10 % de sunnites. L’Iran abrite plusieurs minorités religieuses non musulmanes, dont quelques petites minorités ( la communauté de chrétiens (300 000) et de juifs (20 000), puis des zoroastriennes (50 000). Ces minorités religieuses sont représentées par des députés au Parlement national (entre un à trois, selon la communauté).

Ce qui unit les Iraniens, c’est davantage la religion chiite (95 % de la population) que la langue officielle, le persan, parlée comme langue maternelle par 51 % de la population)

 

Si 51 % des Iraniens parlent le persan comme langue maternelle, cela signifie que l’autre moitié du pays parle diverses autres langues. Certaines d’entre elles sont des langues apparentées au persan et constituent des langues indo-iraniennes, mais d’autres sont des langues turques (altaïques) ou quelques rares langues chamito-sémitiques, dravidiennes, etc.

 

Les iraniens parlent majoritairement le persan, une langue de la famille indo-européenne faisant partie du groupe des langues indo-iraniennes, comme le pashtou, le kurde, le baloutchi, le tadjik, l’aïmak, le hazara, l’ossète, etc. L’Iran est entouré de pays qui ne sont pas indo-européens, et qui ont souvent envahi le pays. C’est donc un pays distinct dans la région, un pays entouré de Turcs (Turquie, Turkménistan, Azerbaïdjan), de Sémites (Irak, Koweit, Arabie Saoudite, Qatar, émirats arabes unis) et d’Indo-Pakistanais (Pakistan), généralement de religion musulmane sunnite. L’Afghanistan est le seul pays voisin ayant des similitudes linguistiques avec l’Iran, si l’on fait exception de la Turquie et de la Syrie où on trouve des Kurdes.

les Iraniens parlent le persan qui est aussi appelé dari en Afghanistan et tadjik (ou tajiki) au Tadjikistan. Les termes Fârs et Pars («Perse») proviennent du même mot, le [f] de Fârs et le [p] de Pars étant phonétiquement très proches. Mais comme le [p] existe en farsi et pas en arabe, il paraît probable que la prononciation Fars soit une altération arabe de Pars; c’est le la prononciation du [f] qui a fini par s’imposer aux Iraniens. Il existe maintenant un «persan tehrâni» (Téhéran > Tehrani en persan), qui tend à devenir la norme standard en Iran et même ailleurs du fait des médias électroniques et des publications venant d’Iran. Cela étant dit, les Iraniens, les Afghans et les Tadjiks parlent persan et, si l’on veut exprimer l’origine géographique, on parle de farsi, de dari ou de tadjik, mais on emploie aussi les dénominations doubles: persan farsi, persan dari et persan tadjik. Dans un contexte particulier, le mot «persan», employé seul, suffit pour désigner le persan d’Iran (farsi). Un Afghan parlant le persan dari comprend parfaitement un Iranien de Téhéran parlant le persan tehrâni ou un Tadjik parlant le persan tadjik. En somme, lorsqu’on utilise le terme persan, c’est en ne faisant aucune allusion géographique à la langue. On dira par exemple: «Apprendre le persan.» Les Iraniens eux-mêmes disent parler le farsi, signifiant inconsciemment que leur persan local est différent de celui de l’Afghanistan ou du Tadjikistan

 

La Constitution iranienne

La Constitution de l’Iran a été promulguée en décembre 1979, soit quelques mois après la création de la République islamique. Le texte a subi quelques légères modifications en 1989. En vertu des articles 11 et 12 de la Constitution, l’état islamique ne reconnaît que les minorités religieuses issues des religions monothéistes. La religion officielle de l’Iran est l’islam. Les autres rites islamiques, aussi bien hanafite, chaféite, malékite, hanbalite et zeydite, bénéficient d’un respect total. Les disciples de ces rites sont libres d’accomplir leurs devoirs religieux selon l’enseignement prescrit par leur religion. Leur éducation et leur enseignement religieux, ainsi que leur statut personnel (mariage, divorce, succession et testament) et les procédures en justice devant les tribunaux sont officiellement reconnues. Et dans chaque région où les disciples de l’un de ces rites sont en majorité, les règlements locaux, dans les limites des pouvoirs des conseils, seront conformes à ces rites en sauvegardant les droits des disciples des autres rites. L’article 13 de la Constitution islamique ne mentionne que trois minorités religieuses:

 

Article 13

Les Iraniens zoroastriens, juifs et chrétiens sont reconnus comme les seules minorités religieuses qui, dans les limites de la Loi, sont libres d’accomplir leurs rites religieux et, quant au statut personnel et à l’éducation religieuse, agissent en conformité avec leur liturgie.

Légalement reconnus et protégés, les membres des communautés religieuses monothéistes jouissent d’un statut personnel et bénéficient d’une représentation au Parlement (art. 64). Par exemple, sur 290 députés qui siègent au Parlement, deux appartiennent à la communauté arménienne et un représente les chrétiens assyriens et chaldéens.

Selon l’article 14 de la Constitution et conformément au vers sacré «Dieu ne vous interdit pas de traiter avec bonté et droiture ceux qui n’ont pas lutté contre vous en raison de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos logements», le gouvernement islamique iranien et les musulmans doivent agir à l’égard des non-musulmans dans l’esprit de saine morale, de justice et d’équité islamique, et respecter leurs droits humains. Ce principe s’applique à tous ceux qui s’abstiennent  de s’engager dans la conspiration ou l’action contre l’islam et la République islamique d’Iran. En matière de langue, seul article 15 est consacré véritablement à la langue officielle de l’état:

 

Article 15

1) La langue et l’écriture officielles communes à tout le peuple iranien sont le persan et l’écriture persane. Les documents, les correspondances et les textes officiels, ainsi que les livres scolaires doivent être rédigés dans cette langue et avec cette écriture.

2) Néanmoins l’usage de langues locales ou de celles des tribus dans la presse et les moyens de communication de masse, ainsi que pour l’enseignement de la littérature de ces langues dans les écoles est autorisé à côté du persan.

 

Précisons aussi que, d’après la loi fondamentale iranienne, les langues des minorités sont reconnues dans les écoles du pays. En vertu de l’article 16 de la Constitution, étant donné que la langue du Coran, des sciences et des cultures islamiques est l’arabe et que la littérature persane en est profondément imprégnée, cette langue doit être enseignée après le cycle primaire et jusqu’à la fin du cycle secondaire dans toutes les classes et dans toutes les branches de l’enseignement :

 

Article 16

Dans la mesure où la langue du Coran, des sciences et des connaissances islamiques est l’arabe et où la littérature persane en est complètement imprégnée, cette langue devra être enseignée après l’école primaire et jusqu’à la fin du cycle secondaire dans toutes les classes et dans toutes les disciplines.

De plus, selon l’article 19, en matière de droits, il est écrit dans la loi fondamentale que les membres du peuple d’Iran, quel que soit leur tribu ou leur clan, jouissent de droits égaux: la couleur, la race, la langue ou d’autres facteurs semblables ne peuvent pas être la cause d’avantages particuliers.

 

Article 19

Le peuple d’Iran, quelque soit l’ethnie ou le groupe, jouit de droits égaux; la couleur, la race, la langue etc., ne seront pas une cause de privilège.

Enfin, tous les membres du peuple, tant les hommes que les femmes, sont égaux sous la protection de la loi et bénéficient de tous les droits humains, politiques, sociaux et culturels en observant les préceptes de l’islam (art. 20).

 

Article 20

Tous les membres de la Nation, femmes et hommes, sont sous la protection de la loi et jouissent de tous les droits humains, politiques, économiques, sociaux et culturels, dans le respect des préceptes de l’islam.

 

 La politique linguistique

En matière d’ÉDUCATION, le persan est obligatoire dans toutes les écoles du pays. Bien que la Constitution reconnaisse avant tout les minorités religieuses, elle semble néanmoins  accorder une protection juridique aux langues des minorités. Autrement dit, les écoles primaires enseignent le persan et, s’il y a lieu, les langues des minorités. Dans les faits, l’enseignement de certaines langues minoritaires est toléré dans les écoles primaires, notamment en azéri, en louri, en baloutchi, en arabe, en turkmène, etc 

 

L’enseignement universitaire est généralement dispensé en persan, mais quelques universités azéries enseignent partiellement en azéri. Il est toléré en kurde dans une université privée située à Mahabad dans le Kurdistan.

En principe, les minorités peuvent disposer de MEDIAS dans leur langue. C’est vrai pour les Azéris, les Arabes et les Turkmènes. Pour les toutes petites minorités ainsi que les Kurdes et les Baloutchis.

 

Religion

Les locuteurs des langues iraniennes adhèrent principalement aux religions abrahamiques telles l’islam, le judaïsme, et le christianisme, en addition au bahaïsme, ainsi qu’un nombre inconnu sans affiliation religieuse. Des peuples iraniens musulmans, la majorité est sunnite, alors que la plupart des Persans et des Hazaras sont chiites. La communauté chrétienne est largement représentée par l’orthodoxie russe suivie par la plupart des Ossètes. La religion d’origine de l’empire perse était le zoroastrisme, dont on trouve de nos jours encore, des fidèles, notamment en Iran, au Pakistan et en Inde où on les désigne par le nom de Parsis.

 

Culture

Les premiers peuples iraniens ont probablement voué un culte à des divinités issues de cultures extérieures où l’envahisseur indo-européen s’était établi10. La première des importantes religions iraniennes était le zoroastrisme, qui s’étendait à presque tous les peuples vivant sur le plateau iranien. Il est probable que les premiers Iraniens se mélangèrent et assimilèrent des cultures locales durant une longue période. De là ils n’eurent jamais besoin de créer une identité de caste en contradiction nette avec les Indo-aryens. La culture iranienne qui émergea des conquêtes d’Alexandre le Grand et des Arabes, fut très différente de celle des anciens Iraniens.

D’autres traits communs peuvent être soulignés parmi les peuples iraniens. L’évènement dit « Norouz » par exemples, est une célébration pan-iranique à laquelle participent presque tous les iraniens, à l’exception des Ossètes. Ses origines remontent aux premiers temps des peuples iraniens, il y a plus de 3 mille ans.

Quelques uns se distinguent des autres par différents traits. Ainsi les Pachtounes ont-ils un code d’honneur appelé « Pashtounwali », similaire au « Mayar » des Balochs, plus hiérarchique.

 

Diversité

C’est en grande partie au travers des similitudes linguistiques que les peuples iraniens trouvent une unité. En outre, d’autres traits communs ont été reconnu, et un courant de faits historiques partagés a souvent lié le Sud de l’Iran en incluant les conquêtes helléniques, les différents empires perses, les califats arabes, et les invasions turques.

Alors que la plupart d’entre eux se sont installés dans la région du plateau iranien, beaucoup se sont étalés dans la périphérie, étendue du Caucase et de la Turquie à l’Indus et à la Chine occidentale. Ils se sont souvent mélangés avec d’autres peuplades. On a pour exemple notable, les Hazaras qui affichent un contexte turco-mongol distinct de la plupart des peuples iraniens. De même, les Baloutches se sont mélangés avec les Dravidiens locuteur du brahui (qui ont profondément changé les envahisseurs iraniens eux-mêmes), tandis que les Ossètes se sont invariablement mélangés avec les Géorgiens et les peuplades caucasiennes. De même, les Kurdes sont un peuple iraniens éclectique qui, bien qu’affichant quelques attachements ethnolinguistiques avec d’autres (en particulier leur langue iranienne et d’autres aspects culturels) sont supposés s’être mêlés aux Caucasiens et à des peuples sémites. Les Perses modernes eux-mêmes sont aussi un groupe hétérogène descendant de différentes anciennes tribus iraniennes et indigènes du plateau iranien, les Elamites inclus. De là, non différent de l’exemple précédent des peuples germains impliquant les Anglais, qui sont d’origine celtique et germanique mêlée, l’Iranien est un groupe ethnolinguistique et les peuples iraniens affichent différents degrés d’ascendances communes et de similitudes culturelles révélant leurs identités respectives.

 

Assimilation

Pour ce qui concerne le culturel, les diverses minorités d’Iran (issues d’Azerbaïdjan) et d’Afghanistan (Ouzbeks et Turkmènes) turcophones sont souvent familiers des langues iraniennes, en plus de leurs propres langues turques. Ils ont assimilé la culture iranienne à tel point que l’on peut parler de Turco-persan, terme dont l’utilisation s’applique dans différentes circonstances invoquant une interaction historique, un mariage, une assimilation, un chevauchement ou une vulgarisation culturelle, un bilinguisme. On peut citer pour exemple notable les Azeris dont la culture, la religions et les périodes historiques importantes sont liées aux Perses. Certaines théories suggèrent même que les Azéris descendent des anciens Iraniens mais aurait perdu leur langue iranienne à la suite des invasions turques d’Azerbaïdjan au XIe siècle. En fait, dans toute une grande partie de l’Asie centrale et du Moyen-Orient, la culture turque et iranienne a fusionné dans beaucoup de cas pour former diverses populations et cultures hybrides aussi fameuses que les différentes dynasties gouvernantes Ghaznévides, Seldjoukide et Moghol. Les influences culturelles iraniennes ont aussi eu de l’importance en Asie centrale où l’on pense que l’envahisseur turque s’est en grande partie mélangé avec des autochtones iraniens desquels restent seulement les Tadjiks, en terme d’utilisation linguistique. Le secteur de l’ancienne union soviétique adjacente de l’Iran,l’Afghanistan, et les régions Kurdes (telles que l’Azerbaïdjan et l’Ouzbékistan) sont passés au travers du prisme soviétique qui les a modifiés jusqu’à un certain point.

 

 

Génétique

 

Les tests génétiques sur les peuples iraniens révèlent en majeure partie plusieurs gènes communs, mais avec de nombreuses exceptions et variations régionales. Certains marqueurs génétiques communs prennent certainement souche chez les anciens Proto-iraniens et mettent en parallèle la diffusion des langues iraniennes, ce qui peut aussi avoir été adopté d’un processus d’assimilation venant des indigènes, et de là rend compte de la diversité des peuples iraniens. Néanmoins, quelques tests génétiques préliminaires suggèrent une relation commune parmi la plupart d’entre eux.

Les populations situées à l’est du basin de l’Indus, et celles de l’Iran, d’Anatolie et du Caucase, montrent une composition commune de l’ADN mitochondrial, principalement à l’Ouest de l’Eurasie, avec un trait faible taux au Sud de l’Asie et en Eurasie orientale. En effet, les différentes populations iraniennes montrent un degré frappant d’homogénéité. Cet état de fait est appuyé non seulement par les valeurs FST et les relevés PC, mais aussi par les résultats SAMOVA, dans lesquels une barrière génétique importante sépare les populations à l’Ouest du Pakistan de celle du Nord de la vallée de l’Indus (résultats non communiqués). Ces observations suggèrent soit une origine commune des populations iraniennes modernes soit un niveau étendu de gènes coulant parmi eux.

À la base, les résultats de cette étude révèlent plusieurs marqueurs génétiques communs parmi les peuples iraniens de la région du Tigre jusqu’à l’Ouest de l’Indus. Ceci concorde avec les aires linguistiques, les langues iraniennes étant parlées du Caucase aux zone kurdes de la région de Zagros et du côté est du Pakistan et du Tadjikistan occidental ainsi que dans des parties de l’Ouzbékistan en Asie centrale. Le courant de gènes étendu est peut-être une indication de la diffusion des locuteurs de langues iraniennes, dont les langues sont désormais parlées principalement sur le plateau iranien et dans les régions adjacentes. Ces résultats montrent les relations des peuples iraniens entre eux, tandis que d’autres tests comparatifs révèlent diverses origines pour des populations telles que les Kurdes, qui ont des liens génétiques avec le Caucase à un niveau considérablement supérieur que tous les autres peuples iraniens, exceptés les Ossètes, liés aussi bien à l’Europe et aux populations sémites vivant à proximité comme les Juifs et les Arabes.

Finalement, des tests génétiques révèlent certes que les peuples iraniens ont tous de nombreux gènes communs, mais que nous avons aussi des indications de l’interaction avec d’autres groupes, de variations régionales, et des cas de dérive génétique. De surcroît, les populations indigènes ont peut-être survécu aux vagues des invasions aryennes, l’assimilation culturelle les menant à un large remplacement de la langue (de même qu’avec les Kurdes, les Hazaras, etc.). Des tests plus poussés élucideront sûrement les relations entre les peuples iraniens même, et avec les populations avoisinantes.

 

Liste des peuples iraniens

Les locuteurs de langues iraniennes contemporaines incluent :


 

•Bakhtiaris                                       

•Baloutches

•Gilanis

•Hazaras

•Kurdes

•Laks

•Lors

•Mazandaranis

•Ossètes

•Pashtouns

•Persans

oTadjiks

oTatis

•Talyshi

•Wakhi

•Zaza


 

Des liens historiques avec les anciens iraniens et des liens culturels avec les Perses, plusieurs sources incluent aussi les Azéris comme peuple iranien, bien que leur langue soit de l’ensemble linguistique turc;le problème est largement débattu.

 

Système éducatif

 

Un programme pré-primaire non obligatoire d’une durée d’un an est dispensé pour les enfants de cinq ans. L’éducation primaire (dabestan) commence à l’âge de six ans et dure cinq ans. L’éducation secondaire de base, également connue sous le nom de cycle d’orientation (dawra’i-rahnama’ii tahsili), englobe la sixième à la huitième année. Le cycle d’orientation sert à déterminer les aptitudes à suivre des études générales ou professionnelles/techniques au niveau de l’éducation secondaire supérieure (dabirestan), qui est constituée d’un cycle de trois ans .Les études secondaires supérieures sont subdivisées en trois filières : théorique, technique/professionnelle et pratique, elles-mêmes subdivisées en diverses spécialités. L’éducation supérieure est assurée par les universités, les universités technologiques, les universités de médecine, les établissements d’enseignement professionnel, les collèges et les centres de formation des professeurs, et des établissements privés. Les conditions requises pour l’accès à l’éducation supérieure sont d’avoir achevé les études secondaires supérieures et le programme d’un an de préparation à l’université et de réussir l’examen national d’entrée à l’Université. Les études supérieures délivrent plusieurs diplômes : Fogh-Diplom ou Kardani (équivalent à un Grade de technicien supérieur) pour deux ans d’études supérieures, Karshenasi (également connu sous le nom de licence), sanctionnant 4 ans d’études supérieures. Deux ans après la licence, la Fogh Licence (maîtrise). Un examen d’entrée permet ensuite aux étudiants de commencer un programme doctoral.

En 2004, l’Iran comptait plus de 2,2 millions d’étudiants à l’université dont 60 % de filles. L’Iran a actuellement 54 universités d’État, et 42 écoles médicales d’État. Il existe également 289 universités privées. 6 % environ des établissements d’éducation secondaire supérieure sont des établissements privés, qui suivent le même programme que les écoles publiques et doivent se conformer aux directives du ministère de l’éducation, même si leurs dépenses sont payées par les frais de scolarité des élèves.

 

 

 Protection sociale

La première forme d’assurance sociale (en persan : , Bimeh-ye ejtemāi) existant en Iran a été introduite en 1931 par le Ministère des Routes pour les ouvriers travaillant à son service sous la forme d’un fonds de compensation ; deux années plus tard, le même type de fond est introduit pour les ouvriers d’état des secteurs de l’industrie et des mines. Plusieurs fonds de compensation sont ensuite créés jusqu’à ce qu’une loi régulant la sécurité sociale des ouvriers soit votée en 1953 (Bimehā-ye ejtemāi-e kārgarān), par la suite étendue aux non-ouvriers en 1960, aux employés agricoles en 1963. En 1975, une loi est votée pour l’unification des statuts de sécurité sociale pour tous les travailleurs. L’État a tout d’abord pris en compte l’assurance maladie et les pensions de retraite étaient d’abord réservées au secteur public, et la loi de 1975 a étendu la loi sur l’assurance sociale au secteur privé.

Après la révolution de 1979, plusieurs fondations sont créées pour aider les plus démunis (appelés mostaz’afin) et améliorer leurs conditions de vie sous formes d’aides financières ou de pensions. Le Comité de secours de l’Imam Khomeini (CSIK), la fondation des martyrs ou la fondation du 15 khordad sont des exemples de ces fondations qui disposent de moyens financiers importants (subventions de l’État, exemption de taxes et dons religieux).

En 1986, la protection sociale est étendue aux travailleurs indépendants, qui doivent cotiser volontairement entre 12 et 18 % de leurs revenus selon la protection souhaitée.

La protection sociale couvre les employés entre 18 et 65 ans, et le financement est partagé entre l’employé (7% du salaire), l’employeur (20 à 23 % de la masse salariale) et l’État (qui complète la contribution de l’employeur à hauteur de 3 % de la masse salariale).

La sécurité sociale permet d’assurer les employés contre le chômage, la maladie, la vieillesse (pension de retraite), les accidents professionnels. L’Organisation de la sécurité sociale, gérée par le Ministère la protection sociale, délivre aussi des allocations familiales et de maternité dans certaines conditions. L’Iran n’a pas légiféré en faveur d’une protection sociale universelle, mais en 1996, le Centre des statistiques d’Iran estime que plus de 73 % de la population iranienne est couverte par une assurance sociale.

 

Géographie de l’Iran

L’Iran est situé en Asie, entre l’Irak, à l’Ouest, et l’Afghanistan et le Pakistan, à l’Est. Le pays dispose en outre de deux façades maritimes, sur la Mer Caspienne, au Nord, et sur le golfe Persique et le golfe d’Oman, au Sud.

L’Iran est un des pays les plus montagneux du monde. Ses montagnes ont contribué à former à la fois l’histoire politique et économique du pays depuis des siècles. Les montagnes entourent plusieurs larges bassins, ou plateaux, sur lesquels sont situés des centres agricoles et urbains majeurs.

Jusqu’au vingtième siècle, quand ont été construits les principales autoroutes et chemins de fer à travers les chaînes montagneuses, ces bassins avaient tendance à être relativement isolés les uns des autres. Typiquement, une grande ville dominait un bassin, et il existait des relations économiques complexes entre la ville et les centaines de villages à sa périphérie.

Dans les hauteurs des chaines montagneuses délimitant les bassins, des groupes organisés de manière tribale pratiquaient la transhumance, déplaçant leurs troupeaux de moutons et de chèvres entre leurs pâturages traditionnels d’été et d’hiver.

Il n’y a pas de système fluvial d’importance dans le pays, et historiquement, le transport se faisait au moyen de caravanes qui suivaient les routes traversant les cols des chaînes montagneuses. Celles-ci empêchaient aussi l’accès au golfe Persique et à la mer Caspienne.

Avec une superficie de 1 648 000 km², l’Iran est classé 16e pays du monde par la superficie, qui équivaut à environ 3 fois celle de la France ou 1/6 de celle du Canada.

Situé dans le Sud-ouest de l’Asie, l’Iran a des frontières communes, au Nord, avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Ces frontières s’étendent sur plus de 2 000 km, dont 650 le long de la côte sud de la mer Caspienne. Les frontières, à l’Ouest, sont partagées avec la Turquie, au Nord, et l’Irak, au Sud, finissant au  Arvand Rud). Le golfe Persique et le golfe d’Oman forment l’intégralité de la façade méridionale du pays, sur 1 770 km. À l’Est se trouvent l’Afghanistan, au Nord et le Pakistan, au Sud. La distance en diagonale entre l’Azerbaïdjan, au Nord-ouest et le Sistan et Baloutchistan, au Sud-est, est approximativement de 2 333 km.

Coordonnées Géographiques:

Topographie

 

Le paysage iranien est majoritairement montagneux, en contraste avec de vertes oasis.

L’Iran (Perse) est constituée de chaînes montagneuses découpées entourant de hauts bassins intérieurs. La chaine principale est les monts Zagros, une série de crêtes entrecoupées de plaines qui coupent le pays du Nord-ouest au Sud-est. De nombreux sommets des monts Zagros excèdent les 3 000 m au dessus du niveau de la mer et, dans la région au sud du centre du pays, il y a au moins 5 sommets de plus de 4 000 m. En suivant les Zagros vers le Sud du pays, l’altitude moyenne des sommets descend brusquement jusqu’en dessous de 1 500 m. Surplombant la mer Caspienne au Nord, se trouve une autre chaîne montagneuse, plus étroite, les monts Elbourz. Le sommet volcanique du mont Damavand (5 671 m), situé au centre de l’Elbourz, n’est pas seulement le plus haut sommet d’Iran, mais aussi la plus haute montagne eurasiatique à l’ouest de l’Hindū-Kūsh.

Le centre de l’Iran est constitué de plusieurs bassins fermés que l’on nomme collectivement Plateau central. L’altitude moyenne de ce plateau est d’environ 900 m, mais plusieurs sommets surplombant le plateau s’élèvent à plus de 3 000 m. La partie orientale du plateau est couverte par deux déserts salés, le Dasht-e Kavir et le Dasht-e Lut. En dehors de certaines oasis très dispersées, ces déserts sont inhabités.

L’Iran n’a que deux étendues en plaine : la plaine du Khouzestan, au Sud-ouest, et la plaine côtière de la mer Caspienne, au Nord. La première est une plaine en forme de triangle grossier qui est une extension de la plaine de Mésopotamie et a une largeur moyenne de 160 km. Elle s’étend sur à peu près 120 km à l’intérieur des terres, s’élevant à peine plus de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, puis rencontre les premiers contreforts des monts Zagros. La plus grande partie de la plaine du Khouzestan est recouverte de marais. La plaine Caspienne est à la fois plus longue et plus étroite. Elle s’étend sur près de 640 km le long de la côte de la mer Caspienne mais sa plus grande largeur n’excède pas 50 km, alors qu’à certains endroits, seuls 2 km la séparent des contreforts des monts Elbourz. Sur la côte du golfe Persique, au sud du Khouzestan, ainsi que sur la côte du golfe d’Oman, il n’y a pas vraiment de plaine puisque la chaine des Zagros vient se terminer directement sur le littoral.

Il n’y a pas de fleuves importants dans le pays. Parmi les « petites » rivières rencontrées, la seule qui soit navigable est le Karoun (890 km), que des bateaux à fond plats peuvent emprunter de Khorramshahr à Ahvaz sur une distance de 180 km. D’autres rivières permanentes se jettent dans le golfe Persique, et de nombreuses rivières qui ont leur source dans le Nord-ouest des Zagros ou dans l’Elbourz se jettent dans la mer Caspienne. Sur le plateau central, de nombreuses rivières, dont le lit est asséché la plus grande partie de l’année, se forment de la fonte des neiges dans les montagnes lors du printemps et coulent à travers des lits permanents, se jetant éventuellement dans des lacs salés, qui ont eux aussi tendance à sécher pendant les mois d’été. Il y a aussi un lac salé, le lac d’Orumieh (son nom traditionnel, à près avoir été renommé lac de Rezaieh sous le règne de Mohamed Reza Shah), au Nord-ouest, dont la salinité est trop élevée pour permettre aux poissons ou à d’autres formes de vie aquatique d’y vivre. Il y a aussi plusieurs lacs salés interconnectés le long de la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan, dans la province du Sistan et Baloutchistan.

 

Climat

L’Iran se situe entre les masses d’air anticycloniques de l’Asie centrale et de la Sibérie au nord, le régime des vents méditerranéen au centre (vents d’ouest et dépression amenant la pluie et la neige) et des influences, tropicales et sub-tropicales au sud et au sud-est du pays. Il existe donc différents types de climat en Iran, depuis les basses-terres subtropicales humides sur la côte sud de la mer Caspienne jusqu’aux déserts chauds et secs (Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut).

Au Nord-ouest, les hivers sont froids avec de fortes chutes de neige et des températures glaciales en décembre et en janvier. Le printemps et l’automne sont relativement doux, alors que les étés sont chauds et secs. Au Sud, les hivers sont doux et les étés très chauds, avec des températures moyennes en juillet excédant les 38°C. Sur la plaine du Khouzestan, la chaleur de l’été est accompagnée d’une forte humidité.

En général, l’Iran a un climat aride dans lequel la plupart des précipitations, relativement faibles, tombent d’octobre à avril. Dans la plupart du pays, les précipitations annuelles sont de 25 cm ou moins. Les exceptions majeures sont les plus hautes vallées des monts Zagros et la plaine côtière de la Caspienne, ou les précipations annuelles sont en moyenne de 50 cm. Dans la partie occidentale de la Caspienne, les chutes de pluie excédent les 100 cm par an et sont distribuées de manière relativement égale tout le long de l’année. Cette situation constraste avec celle des de certains bassins du Plateau Central, qui recoivent 10 cm ou moins de précipitations annuelles.

Les chaînes montagneuses de l’Alborz (Elbourz), des Zagros et le nord-ouest de l’Iran sont caractérisées par des surplus de précipitations ; ils sont donc humide pour une partie de l’année, voire toute l’année. Le reste du pays est caractérisé par des déficits : le manque de précipitation, des vents forts ou permanents et des températures élevées sont la cause d’une aridité extrême3.

Faune et flore

Etant donnée la grande taille du pays et les variétés climatiques dues à des facteurs divers les différences d’altitude, le niveau des précipitations et de l’évaporation, les types de sols etc. le territoire de l’Iran possède une grande quantité de biomes et de biotopes, ce qui revient à dire une importante variété dans la faune et la flore autochtone. Plus de 8 000 espèces (dont 450 endémiques) y sont répertoriées ; les trachéobiontes y sont plus nombreux qu’en Europe centrale4.

 

Surface et frontières

terre : 1 636 000 km²

eau : 12 000 km²

 

Extension maximale : Est-Ouest = 1 700 km, Nord-Sud = 1 400 km

 

Frontières terrestres : totales : 5 440 km

pays limitrophes : /Afghanistan 936 km, /Arménie 35 km, /Azerbaïdjan 432 km, /enclave de l’Azerbaïdjan-Naxcivan’ : 179 km, Irak : 1 458 km, /Pakistan : 909 km, /Turkménistan : 992 km/Turquie 499 km.

 

Littoral : 2 440 km  / golfe Persique et golfe d’Oman : environ 1 700 km,  / mer Caspienne : 740 km.

 

Revendications maritimes : zone contigüe: 24 milles nautiques  /zone maritime territoriale : 12 milles nautiques

 

Extrémités d’altitude :

 

point le plus bas : mer Caspienne -28 m,

point culminant : Qolleh-ye Damavand 5 671 m.

 

Ressources naturelles et utilisation du territoire

 

Ressources naturelles : pétrole, gaz naturel, charbon, chrome, cuivre, minerai de fer, plomb, manganèse, zinc, soufre.

 

Questions environnementales

Risques naturels : sécheresses périodiques, inondations, tempêtes de poussières, de sable, tremblements de terre le long de la frontière occidentale et dans le Nord-est.

 

Problèmes environnementaux : pollution de l’air, particulièrement dans les zones urbaines à cause des émissions automobiles, des opérations de raffinage et des effluents industriels ; déforestation ; désertification ; pollution au pétrole dans le golfe Persique.

 

Environnement – Accord internationaux : l’Iran est partie prenante aux accords sur : la biodiversité ; le changement climatique ; la désertification ; les déchets dangereux ; le dégazage ; le TNP ; la protection de la couche d’ozone ; les zones humides.

Signé mais non ratifié : modification environnementale, loi de la mer, conservation de la vie marine.

 

Faune d’Iran

Étant donnée la grande taille du pays et les variétés climatiques dues à des facteurs divers les différences d’altitude, le niveau des précipitations et de l’évaporation, les types de sols etc. le territoire de l’Iran possède une grande quantité de biomes et de biotopes, ce qui revient à dire une importante variété dans la flore et la faune autochtone.

 

Climat et topographie

L’Iran se situe entre les masses d’air anticycloniques de l’Asie centrale et de la Sibérie au nord, le régime des vents méditerranéen au centre (vents d’ouest et dépression amenant la pluie et la neige) et des influences, tropicales et sub-tropicales au sud et au sud-est du pays. Il existe donc différents types de climat en Iran, depuis les basses-terres subtropicales humides sur la côte sud de la mer Caspienne jusqu’aux déserts chauds et secs (Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut).

Les chaînes montagneuses de l’Alborz (Elbourz), des Zagros et le nord-ouest de l’Iran sont caractérisées par des surplus de précipitations ; ils sont donc humide pour une partie de l’année, voire toute l’année. Le reste du pays est caractérisé par des déficits : le manque de précipitation, des vents forts ou permanents et des températures élevées sont la cause d’une aridité extrême1.

Le climat et la végétation dépendent de la topographie, et plus particulièrement du relief. L’Elbourz et les Zagros sont probablement parmi les exemples les plus frappants de l’influence de la topographie sur les habitats naturels de la flore et de la faune.

 

Déserts et zones semi-désertiques

L’environnement désertique est situé dans le bassin central de l’Iran, englobant le Dasht-e Kavir, le Dasht-e Lut et le bassin du Jaz Murian dans la région du Balouchestan au sud-est du pays. On trouve aussi des régions semi-désertiques au sud du pays le long du golfe Persique.

 

Mammifères

Les déserts sont le domaine de nombreux félins tels que le Guépard (Acinonyx jubatus venaticus), ou guépard d’Iran, dont il ne resterait plus que 50 à 60 individus, principalement dans les étendues désertes aux alentours du Dasht-e-Kavir.

Ses proies principales sont l’onagre du désert (Equus hemionus onager), la gazelle indienne (Gazella bennetti), la gazelle à goitre (Gazella subgutturosa), l’urial (Ovis vignei) et les bezoars ibex (Capra aegagrus aegagrus). La raréfaction de toutes ses espèces explique pourquoi ce guépard est actuellement menacé d’extinction.

Autres félins, le Caracal (Caracal caracal), le Chat des sables (Felis margarita thinobia), Le Chat de Pallas (Otocolobus manul), le Lynx d’Eurasie (Lynx lynx orientalis), ou lynx du Caucase et le Léopard (Panthera pardus saxicolor), ou léopard de Perse peuvent se rencontrer dans cette zone. Le Lion asiatique (Panthera leo persica) est considéré comme disparu en Iran depuis 19425.

D’autres prédateurs vivent dans cette zone, comme le Chacal doré (Canis aureus) et la Hyène rayée (Hyaena hyaena).

 

Oiseaux

l’Outarde houbara d’Asie (Chlamydotis maqueenii), récemment reconnue comme espèce distincte de l’Outarde houbara d’Afrique, niche dans les zones sableuses très arides. Dans cette zone vit aussi le Traquet à capuchon (Oenanthe monacha) et le Traquet du désert (Oenanthe deserti), l’Ammomane élégante (Ammomanes cincturus), le Sirli du désert (Alaemon alaudipes), la Fauvette naine (Sylvia nana) et le roselin githagine (Rhodopechys githagineus)6,7.

 

Reptiles

Geckos

Parmi les reptiles d’Iran, on rencontre de nombreuses espèces de geckos. Ceux-ci vivent quasi-exclusivement dans les zones arides voire désertique de ce pays, comme le désert de Chagai (Agamura femoralis) ou encore près des monts Zagros (Eublepharis angramainyu). Certaines espèces vivent toutefois en altitude – jusqu’à près de 2000 mètres d’altitude – et rencontre donc selon les saisons des conditions externes très froides.

On trouve deux grands « types » de geckos dans ce pays : des geckos du genre Eublepharis, d’aspect plutôt trappus, avec une queue épaisse et des couleurs souvent contrastées et variées, et des geckos d’aspect plus svelte, avec un corps et une queue plus fins, et des couleurs discretes, dans les tons sable, brun ou beige (par exemple les genres Tropiocolotes ou encore Cyrtopodion). Tous ont des tailles modérées pour des reptiles, entre 7 ou 8 centimètres pour les plus petites espèces jusqu’à près de 15 centimètres pour les plus grandes.

Ce sont toutes des espèces nocturnes, qui ne s’exposent pas à la pleine chaleur des journées, même si certaines espèces comme Hemidactylus turcicus s’y exposent parfois le matin et le soir. Ces animaux sont également tous terrestres, et la plupart sont adaptés à la marche sur le sable, avec des pattes à larges doigts, présentant même parfois un palmage pour un meilleurs appui.

Ce sont exclusivement des insectivores, qui chassent les insectes et autres arthropodes de taille adaptée durant la nuit.

Ils passent leur journée dans des terriers, sous des rochers ou dans les fissures, à l’abris de la pleine chaleur et de la très faible hygrométrie extérieure. Ils sont tous ovipares, et les femelles déposent leurs œufs dans des cachettes humides (par rapport au climat) et protégées de la chaleur

 

Steppe semi-aride

La plupart du territoire de l’Iran est constitué de steppes semi-arides à Armoise herbe blanche (Artemisia herba-alba), entourant les vastes régions désertiques au centre de l’Iran. Ces zones de steppes forment une jonction avec les piémonts des zones montagneuses situées en périphérie du pays.

 

Mammifères

Oiseaux

On peut trouver dans les steppes plusieurs espèces de rapaces, dont la Buse féroce (Buteo rufinus), le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Les autres espèces caractéristiques de cette zone sont le Ganga unibande (Pterocles orientalis arenarius), le Rollier d’Europe (Coracias garrulus), le Guépier d’Europe (Merops apiaster), plusieurs espèces d’Alaudidae (entre autres le Cochevis huppé, Galerida cristata), le Traquet isabelle (Oenanthe isabellina) et le Bruant mélanocéphale (Emberiza melanocephala)

 

Hautes montagnes

L’Iran possède plusieurs régions très montagneuses, comme la chaîne des Zagros à l’ouest et de l’Elbourz au nord. De même, les chaînes montagneuses situées dans l’Azerbaïdjan iranien, au Khorassan, dans les provinces de Kerman et du Sistan-o-Balouchestan possèdent une faune et une flore typiques des régions de haute montagne entre l’Europe de l’Ouest et l’Himalaya.

 

Mammifères

Les chêneraies du Zagros sont le fief de l’écureuil de Perse (Sciurus anomalus), long de plus de 20 cm (près de 40 cm queue comprise).Les régions boisées sont aussi le dernier refuge du très rare daim de Perse (Dama mesopotamica)

 

Oiseaux

Des rapaces de grande taille vivent dans les montagnes, comme l’Aigle royal (Aquila chrysaetos) ou le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus).

On peut aussi trouver le Martinet à ventre blanc (Tachymarptis melba), l’Hirondelle de rochers (Hirundo rupestris), l’Alouette hausse-col (Eremophila alpestris), le Chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus), l’Accenteur alpin (Prunella collaris), le Monticole de roche ou Merle de roche (Monticola saxatilis), le Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros), le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) et la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis). Le Tétraogalle de Perse (Tetraogallus caspius), oiseau endémique des hautes montagnes de Turquie et d’Iran, est localement commun sur les sommets du Zagros et de l’Alborz.

 

 

Forêts

Les territoires couverts de forêts en Iran ont une extension assez limitée. On peut distinguer deux types de forêts : on rencontre une forêt humide entre les plaines cotières de la mer Caspienne et la chaîne de l’Elbourz, ainsi qu’une forêt plus sèche et plus ouverte sur le versant ouest des monts Zagros. D’autres forêts relativement sèches sont situées sur les hautes terres du Kerman et au nord du Balouchestan.

 

Mammifères

•Sanglier

•Ours

•Cerf

•Bouquetins

•Tigre de la Caspienne

•Chaus (Felis chaus chaus)

 

Oiseaux

Les espèces forestiéres d’Iran sont très proches de celles des forêts d’Europe centrale. Outre plusieurs espèces du genre Turdus (merles et grives), les espèces les plus communes sont le Pigeon ramier (Columba palumbus) , le Pic vert (Picus viridis), le Pic épeiche (Dendrocopos major), le Pipit des arbres (Anthus trivialis), le Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), le Geai des chênes (Garrulus glandarius), le Troglodyte mignon (Nannus troglodytes), l’Accenteur mouchet (Prunella modularis), la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), l’Hypolaïs ictérine (Hippolais icterina), le Rouge-gorge européen (Erithacus rubecula), le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos), différentes espèces de mésanges et le Pinson des arbres (Fringilla coelebs caucassica).

Les chêneraies plus sèche et moins denses de l’ouest du Zagros présentent quelques caractéristiques méditerranéennes. On peut donc y rencontrer des espèces comme le Pic syriaque (Dendrocopos syriacus), la Pie-grièche masquée (Lanius nubicus), le Traquet oreillard (Oenanthe hispanica) et le Bruant cendré (Emberiza cineracea).

Dans les zones boisées encore plus sèches de l’est du Zagros, du plateau de Kerman et les montagnes isolées du nord du Balouchistant, on ne trouve plus que quelques espèces d’Europe de l’Ouest, vivant là à l’extrême limite de leur aire de répartition, comme par exemple le merle noir (Turdus merula). La faune aviaire caractéristique est un mélange d’espèces du Moyen-Orient, comme l’Iranie à gorge blanche (Irania gutturalis) ou le Pouillot modeste (Phylloscopus neglectus), d’espèces d’Europe de l’Est comme la Pie-grièche isabelle (Lanius isabellinus) ou la Fauvette de Hume (Sylvia althaea), d’espèces indo-malaisiennes comme la Pie-grièche à bandeau (Lanius vittatus). Enfin, dans les montagnes isolées du Nord, où il existe encore des bosquets de Genévriers, on trouve des espèces comme le Serin à front d’or (Serinus pusillus) et, au Nord-Est, le Gros-bec à ailes blanches (Mycerobas carnipes).

 

Zones Marécageuses

L’Iran possède plusieurs zones marécageuses. L’une d’elles se trouve au nord, le long de la côte de la mer Caspienne. Elle est composée de lacs d’eau douce et de lagons dans la région du Gilan et dans la région de Gorgan et des steppes Turkmènes.

Une autre zone marécageuse est située aux alentours du lac d’Orumieh, qui est un lac salé situé dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. D’autres régions marécageuses existent autour de différents lacs salins au Sistan, à la frontière avec l’Afghanistan et au niveau du delta de Helmand.Enfin, la troisième zone marécageuse d’importance se trouve au sud du pays, dans la région du Khuzestan. Elle est formée de plaines inondées par les rivières Karoun et Kharkeh.Ces zones marécageuses accueillent de nombreuses espèces d’oiseaux.La mer Caspienne, quant à elle, accueille des esturgeons et des harengs.

 

Basses-terres du sud

Les basses-terres situées au sud du pays, le long du golfe Persique et de la mer d’Oman (région du Makran) jouissent d’un climat chaud et humide tout au long de l’année. En conséquence, elles accueillent uen faune et une flore très différente du reste de l’Iran.

 

Région du golfe Persique

L’habitat côtier du golfe Persique ainsi que les îles iraniennes situées dans le golfe accueillent des zones des mangroves, de plages de sable et de falaises rocheuses en bord de mer qui fournissent un habitat priviliégié pour de nombreuses espèces d’oiseaux.

On y trouve notamment des Flamants roses et des pélicans.On a rapporté la présence de la Gazelle (Gazella gazella dareshurii) sur l’île Forur du Golfe Persique.

 

Flore d’Iran

Etant donnée la grande taille du pays et les variétés climatiques dues à des facteurs divers les différences d’altitude, le niveau des précipitations et de l’évaporation, les types de sols etc. le territoire de l’Iran possède une grande quantité de biomes et de biotopes, ce qui revient à dire une importante variété dans la flore autochtone. Plus de 8 000 espèces (dont 450 endémiques) y sont répertoriées ; les trachéobiontes y sont plus nombreux qu’en Europe centrale. La composition de la flore d’Iran est définie par quatre facteurs : le climat, la diversité phytogéographique, la topographie et l’intervention humaine.

 

Climat

L’Iran se situe entre les masses d’air anticycloniques de l’Asie centrale et de la Sibérie au nord, le régime des vents méditerranéen au centre (vents d’ouest et dépression amenant la pluie et la neige) et des influences, tropicales et sub-tropicales au sud et au sud-est du pays. Il existe donc différents types de climat en Iran, depuis les basses-terres subtropicales humides sur la côte sud de la mer Caspienne jusqu’aux déserts chauds et secs (Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut).

Les chaînes montagneuses de l’Alborz (Elbourz), des Zagros et le nord-ouest de l’Iran sont caractérisées par des surplus de précipitations ; ils sont donc humide pour une partie de l’année, voire toute l’année. Le reste du pays est caractérisé par des déficits : le manque de précipitation, des vents forts ou permanents et des températures élevées sont la cause d’une aridité extrême

 

Les différences de climat correspondent aux différences écologiques. 90% du territoire iranien appartient à la zone climatique « Irano-Touranienne » selon Henri Pabot3. Les caractéristiques de cette zone sont :

 

•des précipitations très variables, généralement entre 100 et 500 mm, concentrées en hiver ou au printemps.

•au moins trois mois d’été caractérisé par une sécheresse totale, période s’étendant à 9 mois dans les régions les plus arides.

•une humidité relative entre 80 et 55 % (pour le désert central, proportion tombant à 40 et même 20 % en été)

•des températures très variables selon la région, mais des hivers généralement froids. Les étés sont extrêmement chauds dans le Khuzestan (36°C en moyenne en juillet), très chauds dans la dépression centrale (plus de 30°C) et chauds ailleurs (entre 24 et 29°C), sauf dans les régions montagneuses au dessus de 2 000 ou 2 500 m.

 

Topographie

Le climat et la végétation dépendent de la topographie, et plus particulièrement du relief. L’Elbourz et les Zagros sont probablement parmi les exemples les plus frappants de l’influence de la topographie sur les habitats naturels de la flore et de la faune.

 

Harry Bobek, en 1952, a proposé une classification verticale de la végétation en utilisant les termes persans :

 

sarhadd, pour les régions élevées sub-tropicales avec des hivers très froids et des étés frais

sardsir, pour les régions moyennement élevées avec des hivers froids et des étés chauds

les hautes terres subtropicales, qui possèdent trois sous-types (hivers froids, étés chauds et fortes gelées ; hivers doux, étés chauds et courte période de gelée ; hivers doux, étés chauds et gelées rares)

garmsir, pour les terres basses aux hivers et étés chauds, sans gelées et sans neiges.

 

L’autre facteur important définissant la diversité de la végétation est le sol. Quatre régions peuvent être distinguées, regroupant dix-neuf associations de sols:

 

•les sols des plaines et des vallées couvrent environ 300 000 km². Cette région présente :

odes sols salins (Solontchak, Solonetz), typiques des régions des dasht (Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut)

odes sols alluviaux fins

odes bassins endoréiques

•les plateaux recouvrent environ 470 000 km², avec différents types de sols :

odes sols de désert gris et rouges

odes sierozems (sols extrêmement calcaires)

odes sols de steppe bruns

•les sols des piémonts de la Caspienne couvrent environ 35 000 et sont la résultante du climat et de la flore de la région, ils contiennent beaucoup d’humus et sont très aérés.

osols de forêt bruns

oPodzosols jaune-rouge

 

De plus, à cause de la distribution des montagnes et de l’aridité, presque 50% de la surface du sol se compose de sols pierreux et peu épais sur un lit rocheux, sans profil défini, qui sont appelés lithosols. Ceci serait dû à l’érosion naturelle.

 

Diversité phytogéographique

La végétation, sa densité et sa composition sont fonction du climat iranien, du sol et d’autres facteurs topographiques. Les botanistes distinguent plusieurs régions biogéographiques.

 

Zones semi-désertiques et désertiques

La flore des régions semi-désertique est composée de végétation clairsemée, notamment dans les déserts endoréiques du centre de l’Iran, avec de grandes concentrations de sel dans les bassins (kavir) et des zones où les sables dominent. Les plantes halophiles dominent, et les plantes vivaces généralement absentes.

 

Steppes

La flore des steppes consiste en une végétation variée, déterminée par les températures hivernales. Des plantes de différentes espèces étaient très courantes par le passé mais leur nombre a été réduit par l’activité humaine2. Les armoises sont les plus répandues : l’arbuste dominant est l’Armoise herbe blanche (Artemisia herba-alba) et l’Aristida plumosa l’herbe dominante.

 

Steppes arborées

Les steppes arborées, qui avaient à l’origine une végétation très riche, ont été altéré par la culture sèche et les autres formes d’intervention humaine.

La flore herbacée est beaucoup plus riche que dans les zones de steppe, avec des genres comme les composées, les labiées, les ombellifères, les légumineuses, les graminées, les crucifères et autres. Les forêts de pistachiers, avec tapis de plantes vivaces pérennes sont parmi les paysages les plus caractéristiques de cette zone.

 

 

 

Haute montagne

La flore de la haute montagne est limitée par des saisons courtes et l’altitude des chaînes montagneuses. Elle est caractérisée par les espèces du genre Astracantha et d’autres plantes endémiques.

 

Forêts

Les forêts sont surtout présentes au sud de la mer Caspienne et peuvent se diviser en deux types : les forêts caduques basses et les forêts caduques des zones montagneuses. La ligne de démarcation entre les deux zones correspond à la limite d’altitude haute des espèces sensibles au gel.

Les espèces caractéristiques des forêts basses sont Parrotia persica, qui est l’arbre caractéristique de cette région. Les autres espèces qu’on peut rencontrer dans les forêts iraniennes sont : Acer velutinum, Alnus subcordata, Amygdalus spinosissima subsp. turcomanica, Acer monspessulanum subsp. turcomanicum (Érable), Quercus castaneifolia, Fraxinus excelsior subsp. coriariifolia (Frêne), Lonicera floribunda, Malus orientalis (Pommier), Pyrus boissieriana, Sorbus orientalis, Ilex spinigera, Ruscus hyrcanus, Gleditsia caspica (Févier de la Caspienne), Buxus hyrcana, et Hedera pastuchovii (Lierre).

Les espèces caractéristiques des forêts montagneuses sont : Quercus macranthera, Carpinus orientalis, Acer platanoides, Acer cappadocicum (Érable de Cappadoce), Fraxinus excelsior, et Sorbus orientalis.

Impact humain sur la nature

L’Iran a une histoire très ancienne, ayant permis l’installation de différentes zones de peuplement dans les régions favorables à l’occupation par les hommes. L’exploitation du sol est donc le facteur écologique dominant. Les diverses interventions de l’homme sur la nature sont :

 

•la destruction des forêts pour fournir le bois de chauffe, le charbon et des terres à cultiver.

•l’expansion de l’agriculture dans des zones qui ne sont pas viables (steppes arides, pentes raides)

•la destruction de la végétation naturelle, qui contribue à l’érosion du sol

•la sur-utilisation des pâturages pour les moutons et les chèvres, avec une sélection des espèces de végétaux, au profit des plantes vivaces pérennes et d’espèces nocives.

•le retrait des espèces ligneuses légères ou des buissons afin de se fournir en bois de chauffe, qui contribue à l’appauvrissement du sol, à la dégradation de l’environnement et à une désertification accrue.

 

Agriculture

Sylviculture

La plupart des forêts d’Iran ont été nationalisées à l’époque de la Révolution blanche, en 1967, en même temps que tous les pâturages d’Iran6. Un services des forêts a été fondée à cette époque. En 1970, ce service employait plus de 3 000 gardes forestiers, et avait permis de planter 1,3 millions de jeunes arbres sur 526 315 hectares de terre.

Les terres forestières sont estimées à 18 millions d’hectares en 1987, dont seulement 3,2 millions sont considérés comme productifs à proximité de la mer Caspienne. Les coupes illégales restent cependant fréquentes.

Le climat propice de la région de la Caspienne permet de faire croître des bois durs de zone tempérée, comme le Chêne, le Fagus, l’Érable, le Noyer, le Parrotia, l’Aulne, le Tilleul et le Figuier. La moitié des forêts de la Caspienne sont recouvertes de ces arbres6. Les forêts des Zagros, du Khorassan et du Fars produisent plutôt des Chênes, des Noyers et des Érables. Shiraz est renomme pour ses cyprès.La valeur des produits forestiers exportés était 6 fois plus grande en 1973 qu’en 1984 ; la baisse des exportations est probablement due à une consommation nationale croissante.

 

Économie de l’Iran

L’économie iranienne combine de fortes participations de l’État dans le pétrole et les grandes entreprises (industrie lourde, biens de consommation…), un système de planification quinquennale et une agriculture villageoise et des petits commerces. L’État complète son contrôle de l’économie par les subventions accordées sur les biens de première nécessité, l’essence et les services publics. La part de l’économie informelle est assez importante. L’Iran, avec un PIB de 551,6 milliards de dollars (PPA, 2005), se place troisième de la région (aprés l’Arabie saoudite et la Turquie). Les principaux revenus du pays sont tirés de la vente de pétrole et de gaz naturel.

Le gouvernement iranien cherche à se diversifier en investissant dans d’autres secteurs, dont la production d’automobiles, les industries aérospatiales, l’électronique de pointe, la pétrochimie et la technologie nucléaire. L’Iran espère attirer des investissements étrangers en créant des conditions d’investissement plus favorables (réduction des restrictions et taxes à l’importation, création de zones franches comme à Chabahar et sur l’île de Kish, etc.). L’Iran moderne a une classe moyenne solide et une économie en croissance mais est toujours pénalisée par l’inflation et le chômage.

 

Histoire

Le développement économique de l’Iran avant la Révolution était rapide. La société était traditionnellement agricole, mais dans les années 1970, l’Iran avait accompli une industrialisation significative et une modernisation économique. Cependant, le rythme de croissance a connu un énorme ralentissement en 1978, juste avant la révolution Islamique.

Depuis la révolution, la croissance a été plutôt faible. Les difficultés actuelles de l’Iran peuvent être liées à la combinaison de plusieurs facteurs. L’activité économique, sévèrement perturbée par la révolution, a été encore plus touchée par la guerre avec l’Irak puis par le déclin des prix du pétrole qui s’est entamé fin 1985. Après la fin de la guerre avec l’Irak, la situation a commencé à s’améliorer. Le PIB de l’Iran a augmenté pendant 2 années consécutives, en partie grâce aux prix du pétrole en 1990 et à une substantielle augmentation des importations.

Une baisse des revenus liés au pétrole en 1991 et une croissance de la dette externe ont cependant entamé l’optimisme. En Mars 1989, Khomeini a approuvé le plan quinquennal de développement économique de Rafsandjani, qui autorisait l’Iran à chercher des prêts étrangers. Mais la mauvaise gestion et l’inefficacité de la bureaucratie, autant que les conflits internes politiques et idéologiques, ont entamé la formulation et l’exécution de politiques économiques cohérentes.

L’ex-président Khatami a suivi les plans de réforme de son prédécesseur, Rafsandjani et a indiqué qu’il poursuivrait la diversification de l’économie iranienne dépendante du pétrole bien qu’il n’ait pas atteint ce but. Les forts prix du pétrole en 1996 ont aidé à diminuer la pression financière sur l’Iran et ont permis à Téhéran de repousser le remboursement de sa dette. La situation financière de l’Iran s’est détériorée en 1997 et encore plus encore en 1998 avec la baisse des prix du pétrole.

La nouvelle hausse de 1999 a permis aux finances iraniennes de respirer un peu mais n’a pas résolu les problèmes économiques de l’Iran. L’actuel président Mahmoud Ahmadinejad a promis des réformes économiques, dont un vaste volet social, et l’élimination du marché boursier iranien.

 

Secteurs de l’économie

D’après la constitution de l’Iran, le système économique de la république islamique est fondé sur 3 secteurs :

 

le secteur public, qui regroupe toutes les grandes industries de base, le commerce extérieur, les mines, la banque, les assurances, l’énergie, les barrages et les réseaux d’aqueducs, la radio et la télévision, les poste, télégraphe et téléphone, l’aviation, les lignes maritimes, les routes et les chemins de fer.

le secteur coopératif, qui regroupe les sociétés et établissements coopératifs de production et de distribution créés conformément aux principes islamiques.

le secteur privé, qui regroupe les activités de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie, du commerce et des services complémentaires aux deux autres secteurs.

 

Le secteur coopératif est constitué de fondations religieuses, ou bonyads. Mis en place juste après la révolution iranienne, parfois sur la base de fondations royales existant auparavant, les Bonyads ont été utilisés pour redistribuer les revenus du pétrole aux pauvres et aux familles des martyrs. Aujourd’hui, les Bonyads sont des consortiums de compagnies qui sont exemptées de taxes et qui rendent compte directement au guide suprême.

L’Iran, avec un PIB de 551,6 milliards de dollars (PPA, 2005), se place second de la région. Toutefois, le PIB par habitant n’a toujours pas retrouvé son niveau des années 1970. Le chômage, l’inflation et la spéculation immobilière pèsent sur le niveau de vie des ménages. La population active a fortement augmenté depuis le début du XXIe siècle (arrivée de classes d’âge nombreuses sur le marché du travail, féminisation)1.

Le gouvernement iranien cherche à se diversifier en investissant dans d’autres secteurs, dont la production d’automobiles, les industries aérospatiales, l’électronique de pointe, la pétrochimie et la technologie nucléaire. L’Iran espère aussi attirer des milliards de dollars d’investissement étranger en créant des conditions d’investissement plus favorables, en réduisant par exemple les restrictions et taxes à l’importation et en créant des zones franches comme à Chabahar et sur l’île de Kish. L’Iran moderne a une classe moyenne solide et une économie en croissance mais est toujours pénalisée par l’inflation et le chômage.

 

Secteur du pétrole

L’Iran est le deuxième producteur de pétrole de l’OPEP et détient 10% des réserves mondiales confirmées de pétrole. Il a aussi les deuxièmes réserves mondiales de gaz naturel (après la Russie). Le marché du pétrole ayant été très haut en 1996, l’Iran a pu diminuer la pression budgétaire sur son économie et rééchelonner le paiement de ses dettes. La situation économique de l’Iran s’est dégradée en 1997 avec la baisse des prix du pétrole. La hausse des prix qui a eu lieu en 1999/2000 a permis à l’Iran de respirer un peu plus. Les déficits du budget iranien sont un problème chronique, en partie à cause des fortes subventions de l’État a totalisé 7,25 milliards de $USD par – en incluant les produits alimentaires et l’essence.

L’Iran prévoyait initialement de mettre en place une nouvelle bourse internationale du pétrole) dès le 20 mars 2006, mais l’élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne obligea l’Iran à retarder l’ouverture de cette bourse pour une date indéterminée. Cette bourse proposerait des échanges réalisés en euros plutôt qu’en dollars, comme c’est le cas sur tous les autres marchés. Quelques observateurs, particulièrement parmi les théoriciens du pic pétrolier qui croient qu’une crise du pétrole est imminente, soutiennent que cela pourrait être le prétexte de la guerre des ressources lancée par les États-Unis à cause des mouvements sur le dollar et le pétrole. D’autres, dont les dirigeants militaires et les théoriciens du pic pétrolier qui croient qu’une crise est plus lointaine, soutiennent que les résultats des scénarios de jeu de guerre permettent d’émettre des doutes quant à ce scénario d’une guerre due à la bourse du pétrole.A noter que le manque de raffineries contraint le pays à importer un tiers des produits raffinés dont il a besoin comme l’essence.

 

Automobile et transports

Le secteur automobile s’est développé en Iran dans les années 1960, avec la production de la Peykan à partir de 1967, voiture produite par la compagnie Iran Khodro sur le modèle de la Hillman Hunter britannique. A la même époque, de nombreux constructeurs étrangers se sont implantés dans le pays (Rover, American Motor, Daimler-Benz, Citroën, Volvo, Mitsubishi). Le secteur a connu une évolution en dents de scie avec la Révolution islamique, les nationalisations qui ont suivi et les difficultés économiques des années 1990. Le secteur automobile atteint aujourd’hui des niveaux de production record, grâce à une coopération industrielle renforcée des groupes locaux (Saipa, Khodro, etc.) avec de grands groupes étrangers, notamment avec PSA, Mercedes-Benz, Renault, Kia, etc.

 

Agriculture en Iran

L’Agriculture de l’Iran bénéficie de terres arables représentant un tiers de la surface totale du pays ; seulement ¼ de ces terres arables sont cultivées. En effet, la nature du sol et les difficultés à procurer une irrigation satisfaisante diminuent la superficie des terres cultivées. La variété climatique du pays permet au pays de produire de nombreuses cultures : céréales (blé, maïs, orge, riz), fruits (dattes, figues, grenades, raisins, melons et pastèques) ainsi que des légumes, du coton, des pistaches, des olives, des épices (safran), du tabac et du thé1

L’agriculture représente un cinquième du Produit intérieur brut du pays, et emploie une proportion comparable de la population active à la fin du XXe siècle. La plupart des fermes sont petites (donc peu viables économiquement), les techniques de production anciennes. Pour ces raisons, les rendements sont peu élevés, bien que des efforts du gouvernement aient permis d’améliorer un peu la productivité depuis les années 1990, en accord avec les objectifs du gouvernement iranien d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays.

L’élevage, la pêche et les forêts sont aussi importantes en Iran. Moutons, chèvres, ânes, chevaux et volailles sont élevés, ainsi que les buffles d’eau et les chameaux dans certains régions. L’Iran produit également du poisson pour la consommation domestique ou l’export (le produit phare étant le caviar). Les forêts, couvrant un dixième de la surface du pays, permettent également à l’Iran de produire des produits du bois utilisés dans la contruction et l’industrie du meuble.

 

Histoire

L’agriculture a une histoire très ancienne en Iran. La première domestication de la chèvre a eu lieu sur le plateau iranien 10 000 ans avant notre ère2. Des traces de fermentation de raisin en vue de produire du vin ont été retrouvées ; elles datent de 5000 ans avant notre ère3. Le moulin à vent a également été inventé en Iran vers 1700 av. J.-C.4,5.

Certains fruits, légumes et fleurs sont originaires du monde iranien : la pêche (comme l’atteste son étymologie, le mot venant du latin persica)6, les tulipes7 et les épinards (du persan : اسفناج, Esfenāj).

Le Qanat, une sorte d’aqueduc souterrain a été une des contributions majeures à l’agriculture en Perse. Ils étaient utilisés à l’époque Achéménide et certains sont encore en usage de nos jours.

L’agriculture a beaucoup souffert de la conquête des Mongols au XIIIe siècle. Greniers et champs dévastés, qanats laissés à l’abandon contribueront au déclin de l’agriculture pour une période prolongée.

 

Place de l’agriculture dans l’économie iranienne

L’investissement d’État a permis de développer l’agriculture, bien que la libéralisation de la production, l’amélioration des emballages et du marketing ait permis la croissance des exportations. Grâce à la construction de nombreux barrages hydrauliques à travers le pays et des plans d’irrigation de grande échelle associé à une culture plus large des productions destinées à l’exportation comme les dattes, les fleurs et les pistaches ont permis à ce secteur de connaître la croissance la plus rapide par rapport à n’importe quel autre secteur de l’économie iranienne tout au long des années 1990, bien que les fortes sécheresses successives des années 1998, 1999, 2000, et 2001 ait un peu ralenti cette croissance. L’agriculture reste un des secteurs employant le plus grand nombre de personne, avec 22% de la population active d’après le recensement de 1991.

 

Armement

Bien que la période de la monarchie ait vu l’émergence d’une Industrie de l’armement celle-ci était limitée alors à l’assemblage et la maintenance de systèmes d’armes existants. Durant la guerre Iran-Irak, le pays accéléra le développement de son industrie militaire, essentiellement via des investissements ciblés et des projets divers ayant pour but immédiat de fournir l’armée en matériel dont elle manquait cruellement.

La chute de l’URSS, profita également à l’industrie militaire locale, laquelle fit l’acquisition de contrats de production sous licence, de technologies militaires (notamment balistiques) et de systèmes d’armes complets (chars T-72, missiles, etc.).

Globalement, l’industrie militaire iranienne aura suivi trois axes pour l’ensemble de ses branches et activités.

Tout d’abord, la production sous licence de matériel informatique militaire ; dans un second temps, la copie de systèmes d’armes achetés à l’étranger ou déjà présents dans les stocks iraniens ; enfin, le développement local de technologies à vocation militaire.

Le pays se déclare aujourd’hui indépendant en terme de recherche et développement, de prototypage et de production pour l’ensemble de ses secteurs (armée de terre, marine, armée de l’air), mais également pour l’export, dans la mesure où aujourd’hui, l’Iran à déclarer exporter plusieurs systèmes d’armes vers l’étranger (48 pays à ce jour), notamment des pays de l’OTAN.

Ce secteur emploie à ce jour environ 60 000 personnes et plus de 200 compagnies privées y sont également liées.

Plusieurs spécialistes pense que ces déclarations sont pour le moins exagérés et le pays importe la toujours des armements de hautes technologies de Russie (sous marin Kilo, missile antiaériens…)

 

 

Secteur de l’énergie

L’Iran détient 10% des Réserves pétrolières prouvées mondiales et 15% des réserves de gaz. C’est le second exportateur de l’OPEP et le quatrième exportateur mondiale de pétrole.

Le secteur de l’énergie en Iran est extrêmement important dans l’économie nationale. L’Iran est un important pays exportateur de pétrole, et a été le premier pays du moyen-orient à exploiter cette ressource, depuis 1913.

L’Iran détient en effet 10% des réserves pétrolières mondiales prouvées (ce qui place le pays à la 3e place dans le monde). Les gisements de pétrole sont situés au nord de l’Iran et en offshore dans les eaux du golfe Persique. Le rendement de l’industrie pétrolière a été en moyenne de 4 millions de barils par jour en 2005. Le rendement maximal a été de 6 millions de barils par jour en 1974. Après la révolution iranienne de 1979, le gouvernement a réduit la production de pétrole quotidienne dans l’optique d’une politique de conservation des réserves de pétrole. D’autres baisses de la production de pétrole se sont produites lors des dommages aux installations pétrolières survenues pendant la guerre avec l’Irak. Au début des années 2000, l’infrastructure industrielle était de plus en plus inefficace en raison des retards technologiques. Peu de forages d’exploration ont été effectués en 2005.

L’Iran possède également les secondes réserves de gaz naturel mondiales (15% du total mondial) ; celles-ci sont exploitées principalement pour l’usage domestique. En 2005, une grande partie des réserves naturelles de gaz de l’Iran étaient demeurées inexploitées.

À partir de 2004, l’addition de nouvelles stations hydroélectriques et l’amélioration des centrales thermiques au charbon et au pétrole ont porté la capacité énergétique à 33.000 mégawatts.

L’énergie utilisée en Iran est de sources multiples : environ 75 % proviennent du gaz naturel, 18 % du pétrole, et 7 % de l’énergie hydroélectrique. En 2004, l’Iran a ouvert son premier parc éolien et des centrales géothermiques, et la première Centrale solaire est à prévoir d’ici 2009. La démographie et l’industrialisation intensive font augmenter la demande en énergie électrique de 8 % par an. Le but du gouvernement est d’atteindre une capacité installée de 53 000 mégawatts d’ici 2010 en mettant en service de nouvelles centrales thermiques au gaz, financées par des producteurs indépendants d’énergie (y compris ceux s’appuyant sur des investissements étrangers) et en y ajoutant la capacité de production énergétique hydroélectrique et nucléaire. L’Iran projette de produire 6 000 MW d’électricité par la technologie nucléaire d’ici 2010 pour satisfaire sa demande croissante d’énergie. La première centrale nucléaire produisant de l’électricité est un réacteur à eau pressurisée de type VVER-1000 de 915 MW, dont la construction (avec l’aide des Russes) est en cours et devrait se terminer fin 2007.

 

Secteur des mines

L ‘ industrie minière de l’Iran est très peu développée. La production de ce secteur contribue seulement à 0,6 % du PIB du pays. Si l’on ajoute d’autres industries d’extractions connexes, ce pourcentage atteint 4 %. Beaucoup de facteurs ont contribué à ceci, à savoir le manque d’infrastructures appropriées, des barrières légales, des difficultés d’exploration, et le contrôle par le gouvernement de toutes les ressources.

Bien que l’industrie du pétrole fournisse la majorité des revenus économiques, environ 75 % de tous les employés affectés à l’extraction dans le secteur minier travaillent dans les mines produisant des minerais autres que le pétrole et le gaz naturel. Ces mines produisent du charbon, du minerai de fer, du cuivre, du plomb, du zinc, du chrome, de la barite, du sel, du gypse, du molybdène, du strontium, de la silice, de l’uranium, et de l’or (plus comme produit secondaire issue des opérations du complexe d’extraction du cuivre de Sar Cheshmeh). Les mines de Sar Cheshmeh, dans la province de Kerman contiennent le second filon le plus grand du monde de minerai de cuivre (5% du total mondial). 128 500 tonnes environ ont été extraites en 2000-2001.Les grands gisements de minerai de fer se situent en Iran central, près de Bafq, Yazd, et Kerman.

Le gouvernement possède 90 % de toutes les mines et grandes industries reliées en Iran et cherche des investissements étrangers pour le développement du secteur de l’extraction. Dans les seuls secteurs de l’acier et du cuivre, le gouvernement cherche à augmenter autour d’1,1 milliard de dollars, le financement étranger.

 

Autres secteurs

Le secteur des services a connu la plus grande croissance à long terme d’après sa part du PIB, mais le secteur demeure assez volatile. L’Iran a aussi développé les industries biotechnologique, aérospatiale, des nanotechnologies, de l’énergie et le secteur pharmaceutique. L’Iran a progressivement ouvert le marché des télécoms et les marchés financiers à la concurrence mondiale.

 

Services

Télécommunication

Le gouvernement gère les moyens d’émission, qui incluent trois stations de radio nationale et deux réseaux nationaux de télévision, aussi bien que des douzaines de stations locales de radio et de télévision. En 2000, il y avait 252 radios et 158 téléviseurs en service pour 1 000 résidents. Il y avait 219 lignes téléphoniques et 110 PC pour 1 000 résidents. Les ordinateurs à usage personnel sont devenus plus accessibles au milieu des années 1990, et depuis lors la demande d’accès à l’Internet n’a cessé d’augmenter (l’Iran est le quatre pays du monde en nombres de bloggers parmi sa population[réf. nécessaire]. En 1998 le ministère des postes et des télécommunications a commencé à vendre des comptes Internet au grand public. En 2006, les revenus de l’industrie des télécoms en Iran ont été estimés à 1,2 milliards de dollars

 

 

 

Situation actuelle

 

Le taux de chômage officiel était estimé à 11% en 2004. Bien que le droit à la propriété individuelle soit garanti en Iran, les banques et certaines industries -dont le secteur pétrolier, les transports, le secteur minier et les utilities- ont été nationalisés après la révolution. Cependant, l’Iran a récemment connu une vague de privatisations (Les prix du pétrole et les problèmes de dettes ne sont plus d’actualité). Les secteurs dépendant de l’importation sont cependant encore touchés par la faible productivité, le manque d’investissement étranger et les ruptures de stocke de matières premières et

 

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