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IMPRESSIONS D’IRAN par Gilles LUCAS

21 mai 2011
Nous quittons l’avion. Dans les couloirs de l’aéroport une femme nous aborde « D’où venez-vous? Merci de visiter notre pays. Bon voyage ».
Sourires et plaisanteries du policier qui contrôle les passeports « Bon voyage ».
Notre guide Reza nous attend « Merci de venir en Iran ».
Tout au long du voyage nous entendrons ces mêmes mots.
Au fil du séjour le contenu du message s’impose « Nous sommes un peuple de culture ancienne, fiers d’être persan, dites au monde que nous ne sommes pas des terroristes »…
Les jardins et les jeunes filles sont en fleurs, la cuisine es raffinée…Ferdowsi, Hafez et Saadi sont toujours vivants…Persépolis nous montre des images de coexistence…Ispahan est toujours la moitié du monde..
Un orage ne gâchera pas notre séjour, après l’orage le ciel est bleu.

Retour de voyage:mai 2011

le voila c’est fini ..c’était très  court ….ils étaient gentils comme les autres  avec qui j’ai eu de bons moments….curieux et respectueux………souriant et heureux… on se comprenait bien … bien des questions posées et les réponses données…..J’ai réussi  à apprendre des points techniques sur le Qanat… J’en ai vraiment apprécié leur intelligence et leur regard perçant sur les visages de mon pays.. voila je dis  un mot: Chers amis … Gilles,Monique,Françoise, Moises ….je vous remercie d’être venus en Iran j’ai pas senti la fatigue.. ce voyage court je ne l’oublierai jamais

Pour Anne en Iran


 

Ma fille , mon étoile

Tu as ouvert les yeux

De l’au-delà des cieux

Et tu nous as suivis.

 

Tu as fait avec nous

ce voyage en Iran

Que tu aurais aimé.

Ce que tu as aimé

Je le sais mon amour.

 

 Les visages entrevus

Beaux ou laids,

Tristes ou gais Tu les as tous aimés.

 

 Dans le désert brûlant,

Tu as posé tes pieds,

Regardant les lointains,

Que tu imaginais,

Et Dormi certains soirs

Avec les caravanes.

 

En rêvant de nomades

S’éloignant vers le nord ;

 

Dans Ispahan la belle,

Allongée sur la place,

Où tu as le thé,

Détendu et heureuse,

Tu as parlé longtemps.

 Puis tu as soulevé

Le voile de tes sœurs

Pour mieux apercevoir

Le même visage que toi .

 

Dans un éclat de rire

Tu  leur as enlevé,

En  faisant entrain,                           

Un ciel de liberté.

Alors bien fatiguée

Tu as fermé les yeux

Et rejoint les étoiles

 

Mais bientôt nous viendra

L’enfant né de REZA

Et de sa femme BEHNAZ

Et lui , les aimera

Ces files dévoilées

Et ce pays si beau,

Si plein de promesses

Serge Râfim

REZA

JE NE VEUX PAS Q’ UN MOIS SOIT PASSE

SANS T’AVOIR ENVOYE QUELQUES MOTS

CETTE RENCONTRE S’EST PROLONGEE

ICI BIEN SUR AVEC LES PHOTOS

COMME TU SAIS TOUJOURS ATTENDUES

QUAND D’ UN VOYAGE ON EST REVENU

TU M’ AS PARLE DE LA TUNISIE

JE T’ EN AVAIS PARLE MOI AUSSI

C’ EST LA FRCE AVEC SES COLONIES

QUI NOUS RAPPROCHA DES MUSULMANS

ET LA VIEILLE MOSQUEE DE KAIROUAN

CAMPE AUSSI AUX PORTES DU DESERT

TOUT COMME YAZD SHIRAZ ESFAHAN

ELLE SE RECHAUFFE CETTE TERRE

ALORS VOUS AVEZ UN TEMPS D’ AVANCE

POUR LA GESTION DE L’ EAU L’ART DU VENT

GARDEZ LE C’ EST UN BIEN TRES PRECIEUX

LA VIEILLE CULTURE DE LA PERSE

PEUT BIEN RIMER AVEC SA JEUNESSE

TOUS DEUX SANS ETRE D’ ACCORD SUR TOUT

DE PETITS ACCROCS DU QUOTIDIEN

UNE CHOSE QuI SE CONCOIT BIEN

VEILLERONS AVEC UN SOIN JALOUX

A GARDER ACCUEILLANT CE JARDIN

OU LES FLEURS SE NOMMENT LIBERTE

BONNE PENSEE BONNE PAROLE ET

BONNE ACTION QUE LES DIEUX DANS TOUT CA

ONT PAVE DE BONNES INTENTIONS

CES DIEUX DONT ON NE FAIT PLUS GRAND CAS

ONT AIDE LES HUMAINS A GRANDIR

L’ HOMME ET LA FEMME UN VRAI PARADIS

SUR LA TERRE D IRAN ET SAADI

GUIDE CHACUN( E ) PAR SA POESIE


                  QuI TE SALUE BIEN

   …Demain je continue .A demain ?

 

Voyage iris didier octobre2009

LES AMANTS DE SHIRAZ


 

 

La vocation mystique implique de renverser l’ordre du monde, car la communauté soufie est la communauté de l’autre monde, dont les codes, les pratiques, les  conceptions impliquent l’exil. La doctrine de l’équivocité qui renverse l’apparence d’une chose tout en la maintenant explique cette conception,selon laquelle il peut exister une communauté véridique au sein même d’une communauté qui lui est hostile, car elle en est le contraire, sans pour autant qu’elle ait vocation à la transformer en s’emparant, par exemple, du pouvoir politique qui appartient précisément uniquement à l’ordre du bas-monde.

                Rûzbehân, L’ennuagement du coeur, extrait de la préface de Paul Ballanfat

 

Je voudrais amorcer ma réflexion et celle du lecteur en faisant référence à ma visite secrète, à Shiraz, ce paradis des amants, visite plus précisément discrète, et inaperçue sauf du jeune gardien, un gros garçon prudemment planqué dans sa loge, à la tombe de l’écrivain mystique amoureux, le maître soufi Rûzbehân, en compagnie de Leili. Un mariage  provisoire de sept minutes et demie, selon la loi islamique extrêmement pointilleuse à l’endroit de la compagnie des ou d’une femme, le cas était d’autant plus strict que Leili est l’archétype de la beauté blonde androgyne, son turban rose ajusté à la mode romantique laissant abondamment dépasser une mèche solaire voilant des yeux bleus plissés de louve des steppes. Nous avions fait nôtre le slogan de Mollah Sadra, penseur ultramoderne shiite du XVII° siècle après Jésus Christ, selon lequel l’intensité de l’existence précède le rayonnement de l’essence, la spontanéité socratique la catégorie aristotélicienne, l’amour fou la raison légiférante, l’école buissonnière l’hébétude panurgienne. Nous avions faussé compagnie au groupe officiel de pélerins absorbés par le système de canalisations souterrraines typique de l’ère abasside et même certainement inventé par les lointains élamites, jardiniers de l’eden, au coin de la rue banale animée du mouvement corpusculaire de passants inattentifs, après que j’eusse vu depuis la fenêtre du bus un panneau indicateur « Ruzbahan tomb », sans aucune indication de distance, même si la direction était péremptoire. Coup de bol elle était à un jet de pierres si l’on peut dire, car de pierres Rûzbehân n’en a jamais reçu, ni de son vivant ni par la suite, puisque il était  il y a près de mille ans l’autorité spirituelle, donc religieuse donc politique de la cité (relire Don Camillo plutôt que Machiavel pour se faire une idée des questions de préséance dans le Shiraz de l’époque), au point de recevoir à son gré la visite du calife plutôt que de se déranger, de se déjuger pour aller lui baiser les pieds comme tout le monde, pratiquant en quelque sorte ce que le maître zen Deshimaru appellera la non–peur ! Or ce Rûzbehân a toute une histoire dans ma mémoire, en ce moment précis au bord de la tranchée qui creuse la route passante à l’heure du nadir, tranchée ensoleillée, égayée par la nonchalance des gens qui se promènent en feignant de contempler des vitrines marchandes aussi désespérément vides que celles de la Prague de Kundera, cette tranchée, signe réconfortant du soin que la municipalité apportait au bien-être de ses ressortissants, ne m’évoquait en rien celles de Verdun ni même leurs homologues irako-iraniennes où des centaines de milliers d’adolescents et de jeunes gens s’étaient faits déchiqueter par les mines et les mortiers pour le bon plaisir de deux descendants du Prophète, dictateurs sanguinaires et ennemis héréditaires. Je me souvenais à cet instant du regard fixe et extatique du quinqua ayatollah bibliothécaire de l’école religieuse de la ville, un sosie du sexy Ali aux yeux verts, rien à voir avec la dégaine légèrement bedonnnante de Mohammed malgré ses jeûnes excessifs, faisant jouer sa jambe en plastique, merveille de la technique moderne, fabuleusement beau comme un guerrier du jeu virtuel Assassins auquel joue sur sa game boy mon fils Mikhaël Imran Ali, douze ans (mais, me demandé-je, affolé, ne s’agit-il pas de descendre des Croisés, de casser du Templier, quel est le malade à Silicon Valley qui a inventé ce jeu insensé et si captivant ? Et je m’imaginai pour me rassurer des conciliabules illuminés entre grands Éveillés d’Alamût et du Temple ! Ouais c’est vrai, tu as raison, il est super ton jeu, Mikhaël/Ali, je comprends que tu négliges tous tes devoirs pour t’y adonner !) Ce sosie d’Ali nous avait raconté le matin même dans l’ambiance studieuse de la bibliothèque islamique où nous avions eu la délicieuse surprise de tomber sur un exemplaire en persan du Trésor de Rackham le Rouge sur la  couverture duquel le Capitaine Haddock, shootant une bouteille vide de Johnny Walker, menace de son sabre d’abordage Tintin et Milou sur le qui-vive, ce viril ayatollah au turban blanc, donc ne descendant décidément pas du Prophète – alors de qui ? regardons ensemble chers amis fidèles du côté de l’Époux de sa fille chérie, la Grande Fatima, l’épouse et mère de tous les imams, Ali, la source inépuisable d’inspiration de tous les shiites duodécimains, des Ismaéliens, et des musulmans pas trop bégueules, celui, qui, comme le balayeur du coin, ne s’appelle pas Mohammed – ce clone d’Ali nous expliquait qu’au lieu de faire des cocottes en papier avec les hadiths, il avait passé quatre ans au Front  avec les Martyrs, et qu’il en avait ramené cette superbe jambe artificielle, comme celle de mon oncle Roger qui, représentant d’une association d’anciens combattants, avait fait, lui, une chute d’escalier et s’était gangrené vu son régime alcoolisé fitzgeraldien, alors que je le prenais pour un héros de la guerre, ce monstre d’élégance de ma petite enfance, merveille de la technique moderne, donc, cette jambe artificielle, dont il me faisait complaisamment l’exhibition entre deux apéros, quand il ne la suspendait pas au mur pour s’aérer le moignon. Ce qui était impressionnant, ce n’est certes pas qu’il eût sauté sur une mine ou reçu un éclat d’obus, ça c’était à la portée de tous les gamins de l’époque fanatisés par la parole enflammée du Guide Suprême, l’infaillible Ayatollah n° 1 avec sa tronche de Moïse ténébreux et visionnaire dans une version black metal des Dix Commandements, non, ce qui m’avait impressionné ce matin-là c’est qu’il en fût revenu pour nous en faire, à son tour, l’exhibition, comme si ce certificat de bravoure valait toutes ses absences de mort en martyr, sa vie sauve en somme, qu’il ne devait qu’à Dieu, tout comme sa mort inexistante qu’il avait rêvé de Lui offrir pour figurer dans le panthéon du régime, voire, ultime réussite, donner son nom à une rue, ou un square, un square de Shiraz où les amants s’embrasseraient la nuit en guettant les pasdarans, les gardiens de la révolution, ces pisse-froid, ces rabat-joie, ces docteurs Folamour dans le sens terrifiant du terme, dont l’actuel Président À La Mine Malade, avec son regard de Droopy psychotique, était le pur produit. Il en était revenu, de la guerre, cet humble bibliothécaire au rang de guide spirituel, mais il y était encore, et nous offrait sa gueule d’amour en partage, le regard irrémédiablement et extatiquement fixé sur le Ciel, ou plus prosaïquement le ventilateur de la salle, où il n’avait pas encore grimpé, pas plus que nous aux rideaux d’ailleurs, mais l’atmosphère était si intense qu’on aurait entendu voler la Reine des Abeilles. Un flash d’Ali revenu de la mort pour nous emmener dans la terre de la grande résurrection. La tranchée nous menait droit au carrefour, un homme et une femme filant doux comme deux parfaits amoureux, ou deux complices en maraude tournant à angle droit comme deux automates déjouant les radars de Big Grandfather, dans la rue perpendiculaire ouvrant vingt mètres plus loin sur le cénotaphe du fameux Rûzbehân, qui n’avait rien d’extraordinaire, cinq parallélépipèdes en béton, le maître et sa famille, sous une voûte locale en briques datant probablement de l’ère pahlavie, au plus tôt qhajar, du moderne, quoi, entourée de centaines de pots de géraniums ou autres désespérément dépourvus de fleurs, parce que non arrosés, laissés à l’abandon par le gros garçon qui se morfondait dans la loge en l’absence de sa volumineuse génitrice, n’ayant de cesse de se planquer au regard de ces deux étrangers à la mine de derviches allumés, envoyés par on ne sait quel djinn en ce lieu municipal vain et vide et jamais visité, à la différence de la tombe de Hafez, incessamment caressée, elle, baisée, étreinte par des bandes de nymphettes en tchador et en chaleur n’ayant visiblement jamais entendu parler de Rûzbehân. J’avais eu la riche idée d’emporter avec moi pour le voyage un livre de poche de Rûzbehân, « L’ennuagement du cœur », dans le but de me délasser la nuit venue des visites harassantes de la journée, et m’étais aperçu avec terreur la veille au soir dans la solitude de ma chambre d’hôtel démodée, que cet ouvrage que j’avais  naïvement publié il y a dix ans en croyant faire un tabac, peut-être hypnotisé par la douceur inflexible de son traducteur et préfacier, qui m’avait déjà donné à lire et à éditer l’autobiographie farouchement visionnaire du même Rûzbehân plusieurs années auparavant, je m’étais aperçu que ce texte que j’avais imprimé à des milliers d’exemplaires pour le grand public, était d’une difficulté intellectuelle considérable, et posait, au musulman comme au lecteur profane, un défi spirituel sinon insurmontable du moins colossal – aux innocents les mains pleines ! Alors au bord de sa tombe évidemment j’émis un vœu et Leili fit de même, et cette page en est l’exaucement, elle exauce, si j’ose dire, le vœu à celui qui nous exhausse. À vrai dire, le vrai coupable de ces publications insensées au regard du Q.I. moyen des consommateurs de livres de poche de sagesse ou spiritualité, ce n’était pas moi , ce n’était même pas le traducteur, le bon et savant Paul Ballanfat, c’était un ami de Marc de Smedt, musicien et  musicologue averti du nom  de Jean During, revenu d’Iran quand le Guide y était retourné, chassé croisé qui lui sauva à lui aussi la vie faute de la lui prendre, mais personne encore n’avait saisi ce qu’était la révolution islamique, ni qu’elles nous hébergerait, une génération plus tard, Leili et moi dans son sein, comme une vierge allaite une vipère, une bigote un libre-penseur, une madonne un crucifié en puissance. Alors que je lui faisais part de mon projet de publier des textes islamiques, comme l’avait fait mon supérieur hiérarchique récemment sorti des affaires, un drôle de Président fou d’Ibn Arabî que le milieu surnommait par dérision « l’Ayatollah », sobriquet dont il se flattait car ayatollah nous expliquait-il, en nous régalant des meilleurs vins, signifie « signe de Dieu », pas de quoi s’en faire en effet, Jean m’explosa au visage entre deux parties de luth raffiné, « laisse tomber les Arabes, ils sont secs comme des formules quantiques, publie un Persan, un véritable amoureux, occupe-toi de Rûzbehân ! »

 

 

                                                                                                VINCENT BARDET

LETTRE 4

Chère Julie,

  Dans les « Lettres Persanes » , Montesquieu fait parler ainsi Usbek, son personnage A son eunuque ,gardien du sérail à Ispahan , ce dernier écrit : » Procure-leur tous les plaisirs qui peuvent être innocents ; trompe leur inquiétude ; amuse-les par la musique , les danses, les boissons délicieuses … » Ces conseils sont ici encore d’actualité.

   Hier dès 9 heures , dans les ruines du palais sassanide de Shavestan dont s’inspireront les bâtisseurs de mosquées , le thé et les gâteaux nous étaient offerts .Au retour d’une visite sous le soleil accablant , une verre d’eau fraîche nous est servi avec le sourire dans le bus.Fruits , pâtisseries , boissons , rien ne manque pour prévenir d’éventuelles frustrations . Aucun repas ne répète le précédent .Chaque jour apporte son lot de surprises et de cadeaux .Le programme prévu est enrichi quotidiennement de visites supplémentaires par notre guide , Reza. La responsabilité et le pouvoir du guide sont grands .De lui dépend la clé qui nous ouvrira les portes de son pays . De lui dépend l’envie de revenir ou de tourner la page .Il est notre seul lien avec l’extérieur .Trop présent, il nous gêne ; trop effacé , il nous abandonne .Il doit trouver le chemin subtil qui contentera chacun .Notre guide est doué pour cela. Voici , dans le désordre , un aperçu de ses talents :  (Eloge de Reza)  faire un exposé savant sur les dynasties perses , régler la circulation pour faire traverser le groupe , commander les boissons et servir le riz à table , chanter une chanson , dire des poèmes , réserver des taxis dans la cohue , préparer des dossiers de qualité pour des lectures érudites sur l’Iran , veiller à la bonne tenue de chacun , contrôler les connaissances acquises , tendre la main pour aider à monter un escalier ou des rochers … Jamais il ne ménage sa peine au service des voyageurs . Puisse Dieu le lui rendre et qu’il reçoive ici notre reconnaissance .

   Nous sommes donc comme « des coqs en pâte « , selon l’expression de Christian .Tu vois que les craintes de la famille à mon départ en Iran étaient bien ridicules .Mais l’ignorance est toujours source de préjugés grotesques . Quant-à toi , la nature t’as préservée de ce défaut.

 

                                                    Porte-toi bien.                                                                                             Christiane

LETTRE 3

Cher François,
   Mon voyage en Iran se poursuit sous les meilleurs auspices. Nous allons de site en site et chacun éveille un vague souvenir historique ou littéraire. Attar, Khayyam, Darius 1er, Xerxès : tous ces noms te disent probablement quelque chose, mais quoi? On mesure ici la profondeur de notre ignorance et les limites de notre enseignement de l’histoire qui ne dépasse pas le monde gréco-romain. Nous nous enflammons pour l’épopée d’Alexandre et méconnaissons l’immense empire de Darius, son organisation et sa tolérance.

 L’Iran est un livre d’art vivant. Chaque mausolée, chaque mosquée visitée est une page précieuse sur l’architecture et l’art islamiques. Les inscriptions savantes sur la pierre , les complexes compositions florales en céramique mêlant le bleu, le vert, le jaune et parfois le rose, les iwans élancés et bleutés surmontés de deux minarets, les coupoles virant du bleu à l’ocre avec la fuite du jour : tout  est un enchantement perpétuel pour l’oeil. Les artistes et les calligraphes ont rivalisé de talent au service de cet art  somptueux à l’extérieur quand souvent l’intérieur est simple et dépouillé. Partout l’ocre et le bleu dominent. Les Iraniens voient -ils encore ces splendeurs comme nous jetons un regard distrait en passant devant nos cathédrales ?
   Parfois, au gré d’une ruelle , nous empruntons un couloir étroit et sombre. Mène-t-il à quelque bouge? Soudain, l’espace s’ouvre sur un vaste jardin où l’eau et la végétation abondent. C’est la riche et gracieuse demeure d’un négociant d’autrefois, aux murs travaillés et peints. Sommes-nous dans un conte des « Mille et une nuits »?
   Une autre fois, au point le plus éloigné du voyage, après des kilomètres de paysages désertiques où ne roulent plus que des camions vers des contrées encore plus lointaines .Là se dresse la citadelle de Rayen. La forteresse est extérieurement intacte .Les murs en pisé s’élèvent droits et lisses bordés de tours crénelées. Là encore, lorsqu’après un escalier aux marches incommensurables on débouche sur une terrasse, l’esprit est saisi par l’immensité de l’espace. De quoi ces murs sont-ils encore les gardiens ? Quelle valeur a ici le temps ?
   Je n’épuiserai pas ce sujet dans cette lettre.    Jet’embrasse.                                      
Christiane

 

 

LETTRE 2

Chère  Sophie ,

 

  Je ne connais pas de peuple plus affable que le peuple iranien. Nulle part en Europe je n’ai vu ces regards s’illuminant à la vue d’un étranger. Des sourires spontanés, des regards curieux et bienveillants nous accompagnent au gré de nos visites. Les jeunes filles se montrent les plus intéressées, engagent la conversation avec une grâce naïve et naturelle, délaissent les vestiges archéologiques plusieurs fois millénaires pour nous prendre en photo .Qui est le visiteur, qui est le visité ? Nous ne le savons plus très bien. Cette courtoisie discrète et pleine d’attention ne manque pas d’étonner le Français souvent blasé, dont l’intelligence ironique a masqué le coeur.

 

   Il est cependant une circonstance où les Iraniens se montrent impitoyables : dans les files d’attente des aéroports. Gare à l’Européen naïf et discipliné qui se croit dans son bon droit en patientant sagement derrière le voyageur qui le précède. Une demi-heure plus tard, il n’aura pas avancé d’un pouce alors que sur les côtés la foule s’écoule aisément. Au bout de deux heures, quand enfin le policier tatillon tamponne le dernier passeport, le sien , il aura un vague sentiment d’incompréhension et d’abandon.

 

  Mais rassure-toi , ce sentiment ne dure pas tant les beautés de ce pays comblent la vue, l’esprit et l’imagination. Je t’embrasse.                                                           Christiane

LETTRE 1

Chère Julie ,

 

  Nous sommes à présent en Iran après un voyage agréable. Les pilotes iraniens naviguent avec douceur. On sent à peine le décollage et l’atterrissage. Toi qui crains tant l’avion, ce voyage aurait apaisé ta hantise. J’ai encore quelques difficultés avec mon voile qui ne cesse de glisser. L’autre jour, dans la salle d’attente de l’aéroport,,j’éprouvais une certaine gêne à marcher, un café dans une main et mon sac dans l’autre, dans la crainte d’une chute de foulard. Heureusement, tous les regards masculins étaient rivés sur la télévision qui diffusait un match de foot visiblement d’une importance capitale pour le pays, tandis que les femmes papotaient en se remaquillant aux toilettes.

 

  Que dire des jardins et des parcs? Les quelques plantations sur ton balcon te sembleraient bien pauvres auprès de ces espaces de verdure entretenus avec soin. Dès le matin les jardiniers arrosent les pelouses d’un vert impeccable dans ce pays si aride. Les Iraniens aiment flâner au milieu des arbres et des fleurs. Ici , deux jeunes filles voilées jouent au volant , là ,trois jeunes gens dorment dans la fraîcheur de l’ombre, là encore, un père tient son bébé avec tendresse et fierté. Parfois, c’est un groupe animé d’étudiants qui plaisante et se prend en photo, en insistant pour que nous y figurions. La verdure est tellement chère aux Iraniens qu’ils s’installent sur les pelouses des ronds-points pour un pique-nique du soir et j’en soupçonne même certains d’y sommeiller jusqu’au matin. En revanche, ne va jamais en Iran avec ta voiture ! Ces promeneurs si paisibles se transforment en lions au volant. Les règles de la circulation automobile me sont restées impénétrables et traverser une rue me semble être le plus grand danger que court ici le voyageur. Si tu cherches la véritable aventure, offre-toi une course en taxi. Aucun embouteillage ne résiste à ces chauffeurs intrépides et notre police y perdrait la raison.

 

  Je te parlerai plus longuement de ce pays dans mes prochaines lettres .Porte-toi bien.                                                                  

                                                                                                                                                                                                                          Christiane

Brigitte avril 2002

Brigitte avril 2002

 

 

 

Ceci n’est pas un poème….ou alors un poème en prose

 

Pendant onze jours, REZA a été pour nous le visage et  l’accueil de ce pays qui n’a cessé de nous surprendre et de nous émerveiller.

Son autorité manuelle arrête pour nous le flot de voitures pour nous permettre de traverser la rue comme les Hébreux traversent le mur Rouge à pied sec !

Il a planit toutes les difficultés ,saute sur une bicyclette pour chercher la clé d’une mosquée, parlemente avec la police,retrouve les objets perdus,réponds patiemment à toutes les questions même les plus oiseuses,et ne se départit jamais de son calme.

 

Infatigable REZA : toujours prêt à donner des explications sur le système de gouvernement ,l’histoire,l’éducation,la religion,le soufisme,l’architecture,la langue,la poésie ,l’écriture,les coutumes,le mariage,les rites funéraires,la presse,……..sa science est inépuisable.

Son seule point faible : il ne connaît pas botanique. Nobody’s perfect!!

Irrésistible REZA : l’arc de ses sourcils, les yeux ourlés de noir, le sourire tout simplement éblouissant. c’est notre REZA KHAN !!

Le meilleur et le plus beau, c’est lui qui m’a permis, grâce à son remarquable sens de l’organisation, de connaître un peu ce pays, de l’apprécier, et surtout de le comprendre.

 

REZA, mille fois  mille fois merci (pour toi qui n’aime pas mathématiques 1000*1000=un million de mercis lamaindereza.jpg

pour Reza

Y en n’a pas un sur cent

Et pourtant il existe,

REZA notre guide,

C’est le meilleur d’IRAN

On le suit, on l’écoute

On traverse pas sans lui

Nous les touristes

 

Il a tout organisé

Les repas et les goûters

Les visites des mosquées

Même celle du Vendredi

Ne nous faisant grâce d’aucun mausolée

Ne voulant pas nous lâcher

Pour aller souper

 

Il est très ponctuel

Surveillant ses gazelles

Vérifiant leurs tenues

Et leurs têtes voilées

Comptant les valises et fonçant à grands pas

Aidant Hussein notre chauffeur préféré

 

 

Il nous parle de l’IRAN

Son pays bien aimé,

Voudrait qu’on comprenne

Les imams, les mollahs et les ayatollahs

Qu’ils laissent donc vivre en paix les iraniens

 

Y en n’a pas un sur cent

Et pourtant il existe

REZA notre guide

C’est le meilleur d’IRAN

On va partir, on le regrettera

Nous les touristes …..

Voyage en Iran du 4 au 12 avril 2001

Voyage en Iran du 4 au 12 avril 2001

Robert THIRION

 

Quelle joie d’apercevoir dans la nuit sombre, les lumières de Téhéran et la tour Azadi….

C’est notre deuxième voyage en Iran et ce n’est peut-être  pas le dernier…

L’an dernier en introduction, nous avons effectué le circuit classique. D’abord la capitale et les musées ; puis Persépolis à partir de Shiraz  ( la ville de Darius Ι  est connue de tous les élèves des collèges français) et en fin Ispahan : la ville qui en a fait rêver plus d’un !

Bien entendu , entre tous cela d’autres découvertes : kerman , Bam et Yazd….

 

En 2001, nous avons préféré des lieux moins prestigieux mais qui nous ont permis d’apprendre   mieux le pays et ses habitants. Nous avons choisi  des lieux moins touristiques, moins spectaculaires .Nous y avons apprécié les monuments et la gentillesse et la hospitalité de la population.

Notre fil conducteur fut l’Iran des Mongoles et des Ilkhanides qui avaient pris le relais des Seldjoukides au nord du pays : un monde de construction de briques emmaillées ou non,  concernant en gros le 13 ème et le 14 ème  siècles .

Première escale : Téhéran. Nous y arrivons le jour de l’Ashurâ ; impossible de retourner dans les musées ; ils sont fermés ; mais il y eût des compensations ; les processions des flagellants dans les rues de la ville, illustrations profondes  du shi’isme , puis la mosquée de vendredi de Varamine et la tour de Ala-od-Din qui sont de superbes édifices de briques.

 

La première partie de notre périple nous a entraîné de Téhéran à Tabriz. Il eût mieux fallu commencer par l’est, mais les impératifs sont ce qu’ils sont !

Tabriz fut une capitale à l’époque des successeurs de Hulagu ;C’est un pays montagneux que nous découvrons petit à petit ; Là, point de sites antiques ni d’art Safavide, du moins à l’échelle d’une ville. L’essentiel des monuments est Seldjoukides ou Ilkhanides avec quelques modifications postérieures.  Partout règnent  des briques, faïences, stucs et décors peints d’une grande finesse.

Le premier arrêt sur notre route fut Qazvin ou nous avons vu un cortège relatant le Martyre de Karbala, avec tous les personnages du drame.

La ville possède plusieurs monuments d’époques différentes, mais celui auquel nous avons été le plus sensible, est la mosquée du Vendredi : très simple et très belle….

Plus à l’ouest Soltanieh,  énorme,  masse de briques surmonté d’un dôme coloré,  fut aussi un des points forts du circuit.

Ce mausolée reste d’un rêve de ville impériale qui  domine la campagne environnante. La décoration de la coupole en briques émaillées est impressionnante.

La mosquée bleue de Tabriz (Timuride) est émouvante ( du moins ce qui en subsiste). Elle devait être magnifique – à en juger-   par les travaux de restauration que l’on y a entrepris…

Très progressivement cet itinéraire nous a amené de Téhéran au pied du montagne Alborz ,  au cœur d’une région montagneuse : des sommets de plus en plus élevés au fur et au mesure que l’on va vers l’ouest, des vallées encaissées et de la neige non seulement sur les sommets comme le mont Ararat mais aussi parfois près de la route. Le climat est dur, les cultures et les arbres des vallées ont fait placé aux pâturages et aux moutons.

Les Kurdes amènent une note  vestimentaire nouvelle..

L’habitat et les bourgs  ont une teinte montagnarde. C’est dans ce décore austère que se trouve l’église ST.Thaddée dont la partie la plus ancienne remonte au 11 siècle. Elle n’est d’ailleurs pas le seul monument chrétien arménien de la zone, puisque  c’est dans cette région que Shah Abbas  vint puiser au 17 siècle les ancêtres des arméniens d’Ispahan..

L’Azarbaidjan iranien représente une zone montagneuse originale, un peu  rustaud dans l’image   que nous nous faisions du pays ;cela n’avait d’ailleurs pas échappé à la mission diplomatique française de 1840 à la quelle avait été associé le peintre Flandin qui en a rapporté de nombreuses esquisses pittoresques dont une s’intitule  » Makiou « , ville frontière de l’Arménie sous la neige du mois de janvier..

Les azéris montrent toujours une grande gentillesse et nous devons tout spécialement remercier de leur hospitalité la  famille de REZA, notre guide à  Makou où nous avons été accueillis chaleureusement.

Après les montagnes, le désert. Ce fut la deuxième  partie du périple. Après la fraîcheur, la chaleur…c’est au sud de la chaîne  montagneuse et en bordure du désert que sont passés les Mongoles de Gengis Khan et à partir de là, que son petit fils Hulagu entreprit sa conquête de la Perse. C’eût du  être  la première partie du périple ! Tant pis !

En suivant au sud la chaîne de montagnes, notre première étape fut Semnan ; nous en garderons l’image d’un minaret Seldjoukide fort ouvrage ! Celui de la mosquée de Vendredi construit après et que nous ne pûmes visiter… les pishtag décorés de faïence et le mihrab de la mosquée Qadjar méritent aussi la visite ;

 

Damghân , nous a beaucoup séduits ; A coté d’un site préhistorique, la mosquée Tarik Khâneh représente une véritable merveille de simplicité et de grandeur.

 Les décorations de son minaret du 11 siècle sont fort belles de même que la tour Pir-e Alamdar qui met en symbiose : briques ,stucs et calligraphies ;l’ensemble est un chef d’œuvre et on aimerait le revoir…

Bastam , non loin de là, possède un complexe religieux ancien restauré sous les ilkhanides ;c’est un ensemble de briques et de faïences bleues ; non loin se dressent une autre tour funéraire et une mosquée faite à partir de même matériaux   ; les entrelacs des décorations sont particulièrement réussis dans ces lieux…

Cette partie de notre itinéraire est celle des caravansérails qui jalonnaient la route de la soie. Bien entendu,  ils se renouvelaient  et qui, à cause de l’insécurité qui régnait aux 18 et 19 siècle, se ressemblaient à des forteresses.

L’aménagement intérieur est surprenant et reflète  un grand confort pour l’époque.

Mais sur ce trajet, ce que nous avons le plus apprécié, ce sont les rapports du peuple iranien avec des poètes ; c’est là un trait originale. Certes à, Tabriz notre guide  REZA a  montré  un mausolée levés à la gloire  des poètes azéris. L’an passé nous avions visité les mausolées de Hafez et de Saadi ; là, encore sur la route de Mashad nous en avons retrouvé  à Nishabûr, celui d’Omar Kayyam grand mathématicien  et astronome mais aussi poète et puis  celui de  Farid od-Din Attar et puis à Mashad celui de Ferdoussi ; des monuments de ce type élevés à la gloire des poètes sont peu nombreux dans le monde et amenaient à réfléchir sur la tradition culturelle des peuples. En occident , on honore un poète ou un écrivain en donnant son nom à une rue ou à une place avec un buste ou une statue ; ce n’est pas un ensemble comme ces mausolées au milieu des jardins persans .

Mashad fut le terminus de notre voyage ; la ville est impressionnante avec son enceinte sacrée ; comme dans toute ville sainte il y règne une sainte  atmosphère mais en tant que non musulman nous ne pouvons que partiellement l’appréhender ;

 Ce deuxième voyage en Iran nous a apporté plus que nous n’osions en espérer ; Loin des circuits classique, nous avons pu goûter mieux le peuple ; nous avons fait beaucoup de voyage ; il y a  des pays que l’on ne voit qu’une fois ; d’autre où on revient volontiers et c’est le cas ici ;

 Merci  encore à tous ceux qui nous ont fait apprécier  la richesse iranienne.

Claude MERCIER , le 15 octobre 2002

Claude MERCIER , le 15 octobre 2002

 

Mon cher REZA

Comme vous l’aviez souhaité Claude répond à votre demande par le texte que vous trouverez en annexes. Nous sommes tous ravis de notre voyage en IRAN et nous le disons autour de nous. Malheureusement, les événements actuels  n’incitent pas beaucoup aux voyages et c’est fort dommage de ne pouvoir profiter de toutes les merveilles qui excitent dans le monde.

Nous gardons un excellent souvenir du merveilleux voyage que vous nous avez apporté durant tout ce voyage  et vous en remercions encore très chaleureusement…

En espérant que nous aurons peut-être un jour le grand plaisir de vous rencontrer en accompagne de votre femme qui, si nous en croyons  toutes les éloges que vous avez pu nous en faire, doit être une personne très sympathique…Claude a toujours mal aux pieds, le docteur lui a donné quelques médicaments mais je pense que c’est le temps qui arrangera tout. Merci encore pour tout

Avec nos meilleures pensées  Amicalement

 

Souvenir d’un voyage en Perse en septembre2002

Nous pouvons classer ce voyage dans un des meilleurs de ceux que nous avons faits. Nous sommes partis un peu réticents pour l’IRAN. Tous nos amis nous trouvaient fous ou bon courageux ! pour aller affronter ce pays qui a en Europe une assez mauvaise réputation !

Première surprise, à l’arrivée à l’aéroport de Téhéran, pas de problème particuliers et même un accueil chaleureux de celui qui nous accompagnera tout au long de ce circuit. Nos tenues, tout en respectant les instructions qui nous avaient  été données, ne faisaient douter en rien de nos origines occidentales.

Seconde surprise en découvrant cette grande capitale, les embouteillages monstres avec une conduite  » Pittoresque  » mais jamais avec agressivité (ce qui est loin de notre comportement) et puis ce calme, également sur les trottoirs, peut-être même de la tristesse dans les regards. En cours de nos rencontres avec des Iraniens, nous nous apercevrons que ce peuple est au contraire très gai ; tout, d’ailleurs au cours de ce voyage  ne fût que contraste.

Première ville à découvrir Shiraz : pour nous la ville des Tapis et un peu des mille et une  nuit et puis rien ! Une belle ville ordinaire, sans cachet et nous apprenons que Shiraz importe et commercialise les tapis, mais que ce n’est pas un lieu  de fabrication ;

 Ensuite, Persépolis et là pas de déception. C’est un lieu magnifique et magique  mais il faut apprendre les dynastie Achéménides et Sassanides, les rois succès et consoit     mais tout cela est nécessaire pour comprendre un minimum de l’histoire de la PERSE Antique ;

Et puis au cours de ce circuit , nous pouvons apprendre qu’un car iranien de marque  « VOLVO » ( Suédois)  peut avoir un moteur Américain , une boite de vitesse Allemande et l’électroniques japonais , une carrosserie Volvo , un rétro Iranien et que cela marche jusqu’à la panne .

Au retour à Shiraz , après la visite des monuments, nous sommes conduits à déguster  des glaces à la rose, ou nous faisons la connaissance de jeunes étudiantes Iraniennes avec les quelles nous engageons une conversations qui nous fait comprendre toute cette soif de savoir  et de rapprochement avec les quelques touriste  qui visitent leur pays ; Nous rencontrons là les vrais habitants du pays avec leur sourire et leur gentillesse.

 Il y a malheureusement la barrière de langue ; nous prenons de nombreuses photos pour immortaliser ce moment fort de notre voyage…

Visite en suite de Kerman. Là nous voyons des chars sur les places ou les carrefours , de nombreuse photos de martyres , des affiches montrant de jeunes hommes brandissant des fusils . Il nous semblait que la guerre contre Irak n’est pas effacée et qu’il y a dans ce pays toujours des traces de Militarisme (une pensée pour cet hôtel si sympathique et accueillant).

La visite de Bam et de sa forteresse, reste un point fort de ce périple ; il n’y a qu’à compter le nombre de photos prises par chacun de nous. Au retour, l’accueil des enfants dans un vieux village à moitié abandonné est extraordinaire, toute cette gentillesse, pas de mendiants comme dans certains pays, uniquement la recherche de contacts.

Et les tours de silence de Yazd, transformées en train de jeux par les jeunes du pay s (attention tout de même de conserver ce patrimoine unique).

Nous avons découvert également dans cette ville le temple des Zoroastriens ; religion préislamique encore exercée par quelques milliers d’Iraniens, sans semble-t-il de contrainte.

Naïn , sa mosquée sculptée de stucs ! Quelle merveille !

Arrivée à ISPAHAN ; Quelle belle ville , avec tous ces monuments , en particulier le pont au 33 arches , le Palis de 40 Colonnes et ses fresques , les mosquées d’une très grandes beauté avec des dômes et des minarets recouverts de mosaïques à vous couper le souffle !

Et puis la tournée traditionnelle chez les marchants de Tapis , de miniatures , de nappes , toujours bien reçu avec gentillesse et les performances de notre accompagnateur servant d’interprète  pour les explications techniques et aussi , bien sur , pour les négocier !

Et puis il y a le retour sur Téhéran en avion ou nous retrouvions là encore, ce qui pour nous, nous choque le plus. Les séparations physiques entre les hommes et les femmes, comme dans les bus de ville.

Nous sommes pourtant tous des enfants de dieux….. ! Il reste le point très important pour le tourisme Français  » La Nourriture ».

Et là ; loin des informations données par notre guide où nous devions manger tous les jours du moutons au rie, nous avons goûté une cuisine variée avec, grâce, il est vrai, à notre accompagnateur, qui nous à souvent traînés, le soir dans des restaurants de vile, très bien décorées et avec comme toujours un accueil chaleureux.

Bien sur, nous n’avons pas abordé au cours de ce voyage les problèmes politiques de l’IRAN. En plus, la situation politique mondiale actuelle ne prête guerre à l’optimisme pour les mois prochains.

Mais il me semble que compte tenu de la jeunesse de ce pays, de cette envie de vivre et de communiquer de ce peuple, avec son passé et son Histoire grandiose, il ne peut qu’advenir que de bonnes choses, certainement beaucoup de patience !

Sergz FERNANDEZ

Sergz  FERNANDEZ

Le 11 août de l’an 200 après jésus christ

A Shiraz

 

 

 

Ode à REZA

 

Ce poème on le dédiera ,

A notre très cher Ami REZA.

A celui qui est toujours là

Pour nous éviter les tracas

Que chaque touriste rencontrera.

Nous faire traverser la rue à grand pas

Nous commander des petits plats 

Et différents  coca cola.

 Pas de thé à la shiba

Mais tous les jours de grands débats

Car les soirées il animera.

Les piqûres de Martine il subira

En souriant il répondra

Parfois il se tuera

Mais rapidement résucitera

Dans les villes et les villages , nous guidera

Car   jamais les touristes se perdra

De vue grâce à son œil perçant il les retrouvera.

La gentillesse , la culture ,l’humour de REZA

Et légendaire de MAKU à Boukhara

Pour toutes ces raisons et bien d’autre encore

On peut dire très cher REZA

Que ton souvenir en nous toujours restera

 

 

ISPAHAN Avril 2008 Annick CHAMAUD

ISPAHAN Avril 2008 Annick CHAMAUD

 

 

 

 

Deux fois l’Iran

Sur la route de soie, nous partîmes heureux.

La Chine, l’Ouzbakistan s’offrirent à nos yeux ;

Ey puis ce fut l’Iran, et Ali avec lui

Il nous a tous charmés et je l’en remercie.

 Il faudra revenir. Je  voulais au printemps,

Revoir Persépolis et aussi Ispahan.

Par Yazd et par Naïn, je fus émerveillée

D’encore les contempler, souvent  j’avais rêvé ;

A ces beautés connues sont venues s’ajouter

Kerman,Choga Zenbil et puis le narguilé

Pour certains,  à Mahan, biscuits, pistaches et dattes

Ont transformé souvent nos goûter en agapes.

Et bien sur les sonnets,  les quatrains des plus grands

Poètes ont complété parfois ce beau voyage.

À Hafez, à Saadi je voudrais rendre hommage

Par ces modestes mots écrits sincèrement.

Iran 2006, Iran 2008

Tes femmes nous sourirent et nous photographient

Cette année c’est REZA qui nous a accueillis

Lui aussi nous conquit et je l’en remercie

Jean LEBALLEUR Entre Shiraz et Ispahan octobre 2005

Jean  LEBALLEUR

Entre Shiraz et Ispahan octobre 2005

 

 

 

 

Le voyageur….

 

J’étais parti
sans rien chercher

J’étais parti
pour oublier

Puis je suis
arrivé

Et tout a
commencé.

 

 Toi que je ne connaissais pas,

Toi que je
suivais pas à pas,

En arrivant j’ai
bientôt su

Que j’aurais eu
raison d’être venu.

 

Toi que déjà je
devinais une peur,

Toi que maintenant
je suivais des yeux,

Tu étais là comme
un  trésors        

Parmi les pierres
et les ors ;

 

Toi qui ne me
quittais plus

Tu m’es bientôt
une nuit apparue

« C’était  au PARADIS »

Comme un
croissant de lune dans sa lueur brève

Je m’éveille en
ENFER car ce n’était qu’un rêve.

 

Toi  divine
 Princesse dans le jardin de Roi

Que le soleil
parfois contraignait au repas,

J’aurais voulu te
porte sur mon dos,

Mais comme une
gazelle tu fuguais aussitôt ;

 

Toi fragile
petite  rose

Tu étais endormie
sur un doux lit de fleur

J’ai voulu te cueillir,
te porter sur mon cœur ;

Comme Rosi Ros a
de Goethe la petite rose

Tu m’as alors
cruellement piqué ;

Il  me faudra petite rose si je veux t’admirer
demain

Ne jamais
m’approcher pour ne pas te troubler

Mais rester à
genoux sans te tendre la main.

 

A toi que j’aimerais,
j’ose le dire rencontrer,

Peut-être
aurais-je du réciter quelques vers

Ou seulement
écrire un tout petit billet ?

Mais sage préfère,
sans affronter la vérité,

Demain pourrons encore,
s’il le souhaite espérer

Plutôt qui
aujourd’hui même essayer un revers ;

 

Si le rêve est
fini

Je vais bientôt à
l’orient tourner le dos sans dire merci

J’étais venu sans
rien chercher

Je partirai sans
rien oublier

 

Merci REZA, merci
vous tous, merci Nicole,

Avec vous je suis
retourné sans     à l’école

Cyrus, Darius et
tous les autres sans oublier Zarathoustra

Méritaient bien
un petit détour ici-bas

Afin d’y faire
quelques pas.

 

 

 

 

 

Nicole DEVAUX , Octobre 2005

Ceci est un poème en   » acrostiche »

Reza, notre guide bien aimé,

Eblouissant maître de la pensée

Zoroastrienne,

Ambassadeurs de la Perse.

 

Moderne et antique,

Organisateurs   formidable,

Soutien de tous ceux qui souffrent,

Tendre papa de la petite Daniz

Ami d’Arts et Vie,

Fabuleux conteur,

Amateur de bonne cuisine,

Zélé animateur de concours,

Amoureuse de sa partie,

Défenseur de la liberté

Extraordinaire danseur et chanteur,

Gai et chaleureux,

Attentionné à tous et à toutes,

Nous ne t’oublierons jamais.

 

Merci

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